Etant loin de Fiancé pour quelques jours, je laisse mon portable allumé toute la nuit et je le place sous l'oreiller, juste à côté de moi, tout près de ma tête, pour ne pas risquer de laisser passer le moindre message ni la moindre tentative d'appel. Je m'endors tard et à contre-coeur, lisant Sourires de loup (merci Julie de m'avoir rappelé de m'y jeter, c'est incroyablement savoureux) dix pages par dix parce qu'au-delà, la fatigue se charge de me faire stopper. Je me réveille tard également (il n'y a pas de fumée sans feu) et tout autant à contre-coeur, puisque c'est sans lui. A chaque fois que je passe dans ma chambre, dans laquelle je laisse mon portable à demeure parce que je ne me balade pas dans la maison avec mon téléphone à la ceinture non plus, je vérifie l'écran, lis et écoute les messages s'il y en a, commence à rédiger en pensée celui que je vais lui envoyer à mon tour. Tout ce que je vois, tout ce que je lis, tout ce que j'entends, me ramène à lui d'une façon ou d'une autre. Tout ici, en son absence, m'épuise, me lasse et m'agace plus vite que de raison. J'étais arrivée depuis environ deux heures seulement que j'avais déjà envie de repartir ventre à terre. Pour le revoir.

Un an et demi d'amour et quelques mois de vie commune nous amènent donc à ceci : six jours seulement de séparation physique, et pas une minute sans me maudire d'être partie.

Il va de soi que l'impatience de le retrouver en est d'autant plus grande. Du coup, je me demande régulièrement pourquoi, quand je suis avec lui, je n'ai pas plus intensément conscience de ma chance.
En fait, j'en ai conscience, mais il y a des moments où je l'oublie ; je ne passe pas non plus mes journées à m'extasier sur sa beauté, sa gentillesse, son intelligence et l'extraordinaire enchaînement de causes et d'effets qui nous a permis de nous rencontrer il y a déjà deux ans. Si tel était le cas, soyons clairs, je n'aurais pas le temps de faire quoi que ce soit d'autre. Au quotidien, je préfère le dynamisme de nos petites activités à la passivité béate de la contemplation, même si de temps à autre, je ne dédaigne pas non plus cette dernière. Mais par contraste, quand j'en suis privée, c'est étrangement elle qui me manque le plus. Pauvre romantique à la bave mousseuse...

AVIS A LA POPULATION LISEUSE. Obligation d'écouter en entier cette chanson, avec calme et concentration, sous peine d'interdiction de séjour en ce blog. J'ai dit.