Cinq petites choses...
jeudi 1 février 2007, par Ménille Avénale, dans la catégorie Dear diary -# 79 - Fil RSS
Conformément à la demande de miss Deanna, voici, dans le désordre, cinq petites choses que vous ne saviez pas encore sur moi. Comme je refuse de faire passer nommément ce genre de posts à d'autres, je vous invite à reprendre l'idée si vous en avez envie, sans oublier de me le signaler pour que je ne rate pas le résultat.
1. J'ai une peur panique non pas de la mort en soi, mais de la maladie mortelle. Pour moi comme pour les autres. Je ne veux pas penser que peut-être, un jour, je pourrais être atteinte par un mal incurable qui me conduirait aussi sec à la tombe (en passant éventuellement par une série d'examens et de soins pénibles et inutiles). L'idée que cela peut arriver à quelqu'un de mon entourage plus ou moins proche m'angoisse tout autant. (En toute logique, cela devrait m'inciter à arrêter de fumer, mais bizarrement, il semblerait que ça ne suffise pas.)
2. Je ne sais pas me moucher. J'admire les gens qui, en cas de nez qui coule, sortent tranquillement un mouchoir, règlent la question en une minute et reprennent le cours de leurs activités comme si de rien n'était. Personnellement, j'en suis incapable, j'ai du mal à faire place nette du premier coup. Il faut que j'aie des toilettes ou au moins un miroir à proximité : j'ai besoin de me moucher devant une glace pour m'assurer que tout est propre et que je suis redevenue présentable. Sinon, je ne pense qu'à cela et je me sens très mal à l'aise. (Je vous laisse imaginer l'angoisse en cas de rhume carabiné.)
3. Pendant tout le temps où je vivais seule (c'est-à-dire jusqu'à il y a environ six mois), je n'ai pas songé une seule fois à devenir végétarienne ; mais depuis que Fiancé et moi faisons caddie commun au supermarché, mon goût pour le poisson et les produits laitiers ainsi que mon désintérêt pour la viande se sont nettement affirmés. Je ne dis pas que je ne me régale pas de temps à autre d'une bonne bavette à l'échalote (très saignante, la bavette) ou d'une belle tranche de jambon cru, mais enfin, en général, la viande ne m'excite guère. Je trouve cela difficile à cuisiner et peu varié au niveau des saveurs. Seulement, il est trop tard ; Fiancé ne peut se passer de viande, et préparer deux menus différents tous les soirs me soûle (déjà qu'un seul...).
4. En ce moment, j'essaie de fuir une amie. Une ancienne amie. Une fille que je me suis forcée à voir pendant des années, avant de m'avouer que je ne partageais plus rien avec elle et que nos rendez-vous m'étaient devenus de véritables corvées. Je n'ai jamais eu le courage de lui dire quoi que ce soit à ce sujet. Depuis des mois, je la bloque sur MSN et je ne réponds ni à ses lettres, ni à ses mails, ni à ses sms. A chaque fois, je me dis que c'est la seule chose à faire - la preuve : elle m'en envoie de moins en moins, son dernier signe de vie date du Nouvel An. Mais à chaque fois, je me sens cruelle, ingrate et sans coeur, et j'ai honte.
5. Je suis complètement découragée par la façon dont Pomme, Hélène et Caroline ont vu les portes majestueuses de l'édition française s'ouvrir à elles, comme ça, pouf, sans rien demander à personne.
Que je me fasse bien comprendre : je suis très heureuse pour elles, je leur souhaite tout le succès possible et bien sûr que si ça m'arrivait, je ne cracherais pas dans la soupe (il faudrait être folle. Ou vraimenttrès trop modeste). Mais toute cette histoire dégage une impression d'extrême facilité qui a) n'est pas représentative du sort de la plupart des écrivains en herbe, b) a quelque chose de rageant, voire d'injuste, et je pèse mes mots.
Je lis leurs blogs avec plaisir - ils ne sont pas dans mes favoris pour rien - et je suis la première à dire qu'elles ont du talent, de l'intelligence et de l'humour (et des choses à dire). Mais enfin, s'il suffisait de tenir un blog, même très bon, pour enquiller direct sur un bouquin, sans galérer à envoyer ses textes à divers éditeurs et à recevoir en retour un nombre conséquent de réponses négatives, ça se saurait, non ?... Alors, savoir qu'elles ont juste été repérées par une grande maison d'édition qui leur a écrit pour leur demander, vous m'entendez, leur DEMANDER de bien vouloir boucler quelque chose pour une nouvelle collection, ça me décourage, je dois dire.
Ca me décourage parce que cela fait des années que dorment dans mes tiroirs des nouvelles (en grand nombre), ainsi qu'une ébauche de roman et une autre de scénario, que je n'ai pas le temps de reprendre, de poursuivre et encore moins de proposer à qui que ce soit en ce moment. Ca me décourage parce que je me suis toujours dit que je ne serais peut-être jamais éditée, mais qu'au moins, j'aurais un jour (mais quand ?...) la satisfaction d'avoir essayé. Ca me décourage parce que je me suis faite à l'idée que jamais je ne vivrais de ma plume et que mieux valait un bon métier pour assurer le quotidien (raison pour laquelle je suis si prise aujourd'hui que mes projets d'écriture stagnent, et stagneront encore un bon bout de temps). Ca me décourage parce que l'image de l'écrivain qui sue sang et eau et attend la reconnaissance pendant des années, et peut-être en vain, n'est plus valable pour tout le monde, alors même que je sais, moi, que c'est ce qui m'attend.
Comment ça, jalouse ?...
1. J'ai une peur panique non pas de la mort en soi, mais de la maladie mortelle. Pour moi comme pour les autres. Je ne veux pas penser que peut-être, un jour, je pourrais être atteinte par un mal incurable qui me conduirait aussi sec à la tombe (en passant éventuellement par une série d'examens et de soins pénibles et inutiles). L'idée que cela peut arriver à quelqu'un de mon entourage plus ou moins proche m'angoisse tout autant. (En toute logique, cela devrait m'inciter à arrêter de fumer, mais bizarrement, il semblerait que ça ne suffise pas.)
2. Je ne sais pas me moucher. J'admire les gens qui, en cas de nez qui coule, sortent tranquillement un mouchoir, règlent la question en une minute et reprennent le cours de leurs activités comme si de rien n'était. Personnellement, j'en suis incapable, j'ai du mal à faire place nette du premier coup. Il faut que j'aie des toilettes ou au moins un miroir à proximité : j'ai besoin de me moucher devant une glace pour m'assurer que tout est propre et que je suis redevenue présentable. Sinon, je ne pense qu'à cela et je me sens très mal à l'aise. (Je vous laisse imaginer l'angoisse en cas de rhume carabiné.)
3. Pendant tout le temps où je vivais seule (c'est-à-dire jusqu'à il y a environ six mois), je n'ai pas songé une seule fois à devenir végétarienne ; mais depuis que Fiancé et moi faisons caddie commun au supermarché, mon goût pour le poisson et les produits laitiers ainsi que mon désintérêt pour la viande se sont nettement affirmés. Je ne dis pas que je ne me régale pas de temps à autre d'une bonne bavette à l'échalote (très saignante, la bavette) ou d'une belle tranche de jambon cru, mais enfin, en général, la viande ne m'excite guère. Je trouve cela difficile à cuisiner et peu varié au niveau des saveurs. Seulement, il est trop tard ; Fiancé ne peut se passer de viande, et préparer deux menus différents tous les soirs me soûle (déjà qu'un seul...).
4. En ce moment, j'essaie de fuir une amie. Une ancienne amie. Une fille que je me suis forcée à voir pendant des années, avant de m'avouer que je ne partageais plus rien avec elle et que nos rendez-vous m'étaient devenus de véritables corvées. Je n'ai jamais eu le courage de lui dire quoi que ce soit à ce sujet. Depuis des mois, je la bloque sur MSN et je ne réponds ni à ses lettres, ni à ses mails, ni à ses sms. A chaque fois, je me dis que c'est la seule chose à faire - la preuve : elle m'en envoie de moins en moins, son dernier signe de vie date du Nouvel An. Mais à chaque fois, je me sens cruelle, ingrate et sans coeur, et j'ai honte.
5. Je suis complètement découragée par la façon dont Pomme, Hélène et Caroline ont vu les portes majestueuses de l'édition française s'ouvrir à elles, comme ça, pouf, sans rien demander à personne.
Que je me fasse bien comprendre : je suis très heureuse pour elles, je leur souhaite tout le succès possible et bien sûr que si ça m'arrivait, je ne cracherais pas dans la soupe (il faudrait être folle. Ou vraiment
Je lis leurs blogs avec plaisir - ils ne sont pas dans mes favoris pour rien - et je suis la première à dire qu'elles ont du talent, de l'intelligence et de l'humour (et des choses à dire). Mais enfin, s'il suffisait de tenir un blog, même très bon, pour enquiller direct sur un bouquin, sans galérer à envoyer ses textes à divers éditeurs et à recevoir en retour un nombre conséquent de réponses négatives, ça se saurait, non ?... Alors, savoir qu'elles ont juste été repérées par une grande maison d'édition qui leur a écrit pour leur demander, vous m'entendez, leur DEMANDER de bien vouloir boucler quelque chose pour une nouvelle collection, ça me décourage, je dois dire.
Ca me décourage parce que cela fait des années que dorment dans mes tiroirs des nouvelles (en grand nombre), ainsi qu'une ébauche de roman et une autre de scénario, que je n'ai pas le temps de reprendre, de poursuivre et encore moins de proposer à qui que ce soit en ce moment. Ca me décourage parce que je me suis toujours dit que je ne serais peut-être jamais éditée, mais qu'au moins, j'aurais un jour (mais quand ?...) la satisfaction d'avoir essayé. Ca me décourage parce que je me suis faite à l'idée que jamais je ne vivrais de ma plume et que mieux valait un bon métier pour assurer le quotidien (raison pour laquelle je suis si prise aujourd'hui que mes projets d'écriture stagnent, et stagneront encore un bon bout de temps). Ca me décourage parce que l'image de l'écrivain qui sue sang et eau et attend la reconnaissance pendant des années, et peut-être en vain, n'est plus valable pour tout le monde, alors même que je sais, moi, que c'est ce qui m'attend.
Comment ça, jalouse ?...


Commentaires
#1 - Le jeudi 1 février 2007 à 13:33, par Anne
#2 - Le jeudi 1 février 2007 à 15:59, par Princesse
#3 - Le jeudi 1 février 2007 à 16:29, par Lucinette
#4 - Le jeudi 1 février 2007 à 16:42, par Mitsu
#5 - Le jeudi 1 février 2007 à 22:47, par Titania
#6 - Le vendredi 2 février 2007 à 08:19, par pixie
#7 - Le dimanche 4 février 2007 à 01:07, par la miss
#8 - Le dimanche 4 février 2007 à 10:25, par Deanna
#9 - Le dimanche 4 février 2007 à 13:54, par la miss
#10 - Le lundi 5 février 2007 à 13:44, par Ménille Avénale
#11 - Le lundi 5 février 2007 à 15:26, par la miss
#12 - Le lundi 5 février 2007 à 21:54, par Crooke
#13 - Le mardi 6 février 2007 à 21:02, par Shopgirl
#14 - Le mercredi 7 février 2007 à 13:03, par Ménille Avénale
#15 - Le jeudi 8 février 2007 à 00:42, par Ness
#16 - Le dimanche 11 février 2007 à 22:12, par Ménille Avénale
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