Ce soir, j'allais écrire un nouveau post pour mon petit carnet rouge ; une deuxième coïncidence absolument magnifique, incroyable, renversante, du genre que vous pourriez raconter à table lors du repas de Noël (ça approche) pour mettre un peu d'ambiance entre le moment d'ouvrir les cadeaux et celui de se saouler au champagne. Oui, vous savez, ce genre de moment où l'on sait que la soirée n'est pas terminée mais où l'on se demande comment continuer. Alors voilà, ça devait être mon cadeau, et puis finalement je ne suis pas du tout in the mood. Ce n'est pas gravissime, c'est juste que ce matin, au boulot, j'ai eu à faire face à un conflit, un vrai, que je pense avoir géré correctement mais qui m'a un peu plombé la tête pendant le reste de la journée. Je suis donc, non pas déprimée, ce serait trop fort, mais juste dans le brouillard, vaguement cafardeuse, bleue. Par conséquent, je vais remplacer le post prévu par quelque chose de décousu, comme on fait quand on a envie de parler, mais de rien de précis, juste parler.

- Ce week-end, j'ai pris conscience que Fiancé et moi, nous vivons encore dans un appartement d'étudiant. Je veux dire par là que nous sommes meublés comme des étudiants. Il règne un semblant de désordre sympathique (même quand c'est rangé, ce n'est jamais complètement rangé), le ménage est fait quand on a le temps (moi, en ce moment, c'est genre jamais, alors heureusement qu'il est là pour passer l'aspirateur, sinon je vous dis pas), et puis, donc, le mobilier, c'est : un tiers originaire de nos chambres d'adolescents respectives, un tiers originaire d'autres récupérages variés, un tiers originaire de chez Ikéa. Classious, nan ?... Quand je lui en ai parlé en lui disant "Tu vois, chez Untel ou Destels, c'est comme ci, comme ça, ça fait très élégant", il m'a répondu : "C'est vrai, mon amour, et un jour, on aura une maison comme ça aussi. Mais pour le moment, on n'a pas d'argent ! La voilà, l'explication". Et il a raison. Mon Dieu, que tout est simple quand quelqu'un a du bon sens, comme ça. Ca m'a toute ravigotée, cette réponse. Ah oui, et puis pour Noël, on va s'offrir des encadrements, comme ça on aura plus de jolis cadres à mettre aux murs et ça va être chouettos.

- Vous le savez peut-être déjà si vous êtes mes amis sur Facebook, mais je vais chez le coiffeur bientôt (en fait, précisément, demain). Bon, alors d'accord, il y a moins d'un an et encore il y a seulement quelques mois, je voulais tout laisser pousser, avoir de longs cheveux égalisés, laisser tomber les dégradés sophistiqués et incoiffables, etc. Mais c'était il y a quelques mois et souvenez-vous que vous parlez à la fille la moins capillairement stable de la blogosphère française lyonnaise juste à une blogueuse pas connue du tout mais capillairement très instable. Evidemment, il est hors de question de faire une couleur ou des mèches : si vous avez bien tout suivi depuis le début, je suis fauchée en ce moment et ça coûte un rein, donc c'est niet. Je vais chez ma coiffeuse habituelle parce qu'elle est adorable et gentille et belle et qu'elle me connaît bien et me coiffe très bien (et que le salon a des couleurs géniales et les derniers magazines), mais pour le changement, cette fois, on va miser u-ni-que-ment sur la coupe. J'ai de nouveau envie de mèches folles, dans tous les sens, des longues, des courtes, du dégradé très dégradé, du mouvement et du relief, que diable !... Je n'en peux plus de ces cheveux qui tombent - joliment, c'est vrai, mais enfin qui tombent quand même - de chaque côté de mon visage, sans surprise. Je veux une coupe avec à la fois de la longueur ET du volume ET qui aille bien avec ma bouille ET qui se mette en place toute seule parce que bon, moi, le brushing tous les matins, c'est hors de question, et comme mes cheveux sont très souples et qu'ils ont tendance à faire ce qu'ils veulent dès qu'on leur lâche un peu la bride sur le cou, il ne faudrait pas que ça parte en couille au premier shampooing, tout ça. Enfin bref, il va de soi que je vous tiendrai au courant. En général, j'ai envie de cheveux dégradés quand ils sont droits et droits quand ils sont dégradés, donc je pense que dans 24 heures, je voudrai à nouveau les cheveux droits que d'ici là je n'aurai plus. Je dis ça, c'est juste pour vous prévenir.

- Ce week-end, pour la première fois, je suis allée acheter un truc chez Starbucks dans ma ville. Bon, alors je sais que, comme le dit Fiancé, Starbucks c'est un peu le MacDo du café, et c'est très vrai, mais j'adore le MacDo. (Je veux dire : je sais que ce n'est pas bon pour la santé mais j'aime ça, alors. D'ailleurs j'arrête de fumer, ça va, on supprime un plaisir dégueulasse à la fois, pas plus, sinon que me reste-t-il ?) Pour fêter ça, j'ai pris un Chocolat Viennois Signature Noisette, taille Grande. Prix : 5 euros. (Et m'est avis que le gobelet n'est pas rempli à ras-bord parce qu'il n'a pas duré très longtemps, vu sa taille.) C'est cher, mais par contre, c'est vraiment bon, même Fiancé a adoré. (Tiens, ou alors, c'est de sa faute si ça n'a pas duré plus longtemps : il n'a pas voulu acheter quoi que ce soit mais a bien voulu goûter dans mon gobelet.) Oui, il était plus de sept heures du soir, je ne bois pas de café à cette heure-là. Juste, je regrette que ce soit si loin de chez moi, c'est tout.

- Vous aviez déjà pensé à ceci ?


Photo : PostSecret.

Bon sang, quelle vie. C'est atroce. Evidemment, tant de secret, ça a l'air romanesque, mais en vérité, dans la grise, froide et poisseuse vérité, quels parents peuvent supporter de ne pas avoir le droit de savoir de quoi est mort leur fils ? Eck eck eck. Je crois que je n'aurai pas d'enfants, c'est vraiment trop dur.