Alors voilà.

Un jour, tout à coup, la vie change. Les priorités changent. Le rythme, les obligations, les responsabilités changent. Je suis passée le mois dernier d'une phase de ma vie où j'étais seule face à moi-même et à la tâche énorme, presque insurmontable, que je m'étais donnée, à une phase où je suis chaque semaine, pendant près de vingt heures, face à des personnalités variées, exigeantes, épuisantes, qu'il me faut doucement travailler, modeler, élever (dans la mesure de mes modestes moyens). La fatigue est immense et si le temps libre est nettement plus important qu'avant, l'envie de le mettre à profit n'est pas toujours là. C'est pourquoi, pendant plusieurs semaines, je n'ai pas éprouvé le besoin de revenir ici, ni même de me remettre à fréquenter les blogs chéris que ces longs et pénibles mois d'été m'ont forcée à délaisser. (Et puis comprenez-moi : j'ai passé des heures et des heures à écrire sans cesse en vue d'une échéance professionnelle qui m'effrayait, je ne me voyais donc pas, dans la foulée, écrire des heures à nouveau, serait-ce strictement pour mon propre et égoïste plaisir.) Tout cela explique que le mois de septembre 2008 soit le seul jusqu'à présent pour lequel ce blog ne compte aucun billet.

Et puis, petit à petit, l'envie revient.

Je peux donc considérer qu'à partir d'aujourd'hui, je suis (progressivement et pas à pas) de retour. Mon activité internautique ne redeviendra sans doute pas du jour au lendemain ce qu'elle était autrefois, mais l'attirance et la curiosité sont toujours là et je commence donc à reprendre.

Je sais que le nombre de lecteurs qui attendent réellement que ce blog reprenne vie se compte à peu près sur les doigts d'une main, mais si peu nombreux soient-ils, j'ai pensé que ce message pourrait leur faire plaisir. Je crois aussi que je ne suis plus la blogueuse que j'étais avant. J'ai vécu récemment le genre d'épreuve qui transforme en profondeur.

A bientôt, donc.

Ménille