Ménille Avénale

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Le fond de teint (liquide) et moi : second divorce, 2/2

le mercredi 27 février 2008

Suite souvent promise, plusieurs fois réclamée, enfin rédigée du précédent.

Tout a commencé ici, sur le Net et sur les blogs. Chez Hélène d'abord, Deedee ensuite, j'ai lu des posts consacrés à un mystérieux nouveau venu - en tout cas pour moi - : le maquillage minéral. Quelques blogueuses ayant reçu en cadeau des kits de présentation de la marque Bare Escentuals, uniquement distribuée, en France, par Sephora (pour l'instant), elles en ont parlé sur leurs blogs à l'automne 2006. Les opinions divergeaient mais ces posts avaient au moins le mérite de familiariser leurs lectrices avec des produits et des techniques relativement méconnus. Intriguée, je suis allée fouiller un peu sur Beauté-test.com, un site qui recense les avis des consommatrices sur des centaines de produits cosmétiques, sur lequel j'étais inscrite depuis quelques semaines. Ensuite, j'ai cherché les sites des marques de maquillage minéral elles-mêmes et j'ai pris mes informations directement à la source.

Voici, en quelques mots, ce que j'ai pu recueillir au cours de ces diverses lectures :

1. Les deux marques de maquillage minéral les plus utilisées - et franchement plébiscitées dans l'ensemble - par les Françaises sont Bare Minerals, donc, de la marque Bare Escentuals, et Everyday Minerals. Toutes deux ont leurs partisanes absolues, leurs détractrices et aussi leurs traîtresses, un certain nombre de filles étant passées de l'une à l'autre et encensant en général celle qu'elles ont un jour adoptée aux dépens de celle qu'elles ont abandonnée.

2. Comme son nom l'indique, le maquillage minéral est exclusivement composé d'éléments d'origine minérale. (En fait, si j'ai bien tout compris, les autres marques de maquillage minéral - vous savez sans doute que L'Oréal et Gemey Maybelline, par exemple, se sont lancés dans l'aventure - proposent des produits qui ne sont pas à 100% minéraux, mais seulement à 90 ou 95%.) Cela signifie que non seulement on ne va pas embêter les animaux pour faire du rouge à lèvres ou tester leur tolérance à tel composant, par exemple, mais on se passe également de tous les colorants et conservateurs chimiques et, par conséquent, le produit est bien moins mauvais pour la peau qu'un fond de teint classique. Hypoallergénique et non comédogène, le maquillage minéral se veut un soin autant qu'un cosmétique. C'est la raison pour laquelle Bare Minerals a pour slogan : "Un maquillage si pur que vous pourriez dormir avec". Je vous le déconseille quand même, mais enfin, on comprend l'idée.

3. Les minéraux utilisés pour la composition des produits sont réduits en une poudre très fine indispensable au bon mélange des éléments (et donc à la création de teintes bien nuancées, la couleur des produits provenant non pas de colorants artificiels mais tout simplement de la teinte naturelle des minéraux entrant dans leur composition), ce qui explique que le maquillage minéral se présente sous cette forme. Cela suppose une application au pinceau, exclusivement ; les marques proposent donc, outre les produits de maquillage, d'impressionnantes collections de pinceaux de toutes formes et de toutes tailles adaptés à chaque usage.

4. Tous les produits du maquillage classique ont leur équivalent version minérale : fond de teint, bronzant, blush, anticerne, fard à paupières, poudre fixante, correcteur, illuminateur, eye-liner (une poudre d'une composition spéciale permettant un trait bien intense quand on l'utilise avec un pinceau humide)... On trouve même du rouge à lèvres et du mascara, ainsi que des produits de soin comme des crèmes, par exemple (mais là, j'avoue, ça ne se présente évidemment plus sous forme de poudre et j'ignore donc si c'est à 100% minéral).

5. Les adeptes s'entendent en général pour dire que le maquillage minéral a trois grandes qualités principales qui le rendent supérieur au maquillage classique : il donne meilleure mine, il n'agresse pas la peau (voire, chez certaines, il semble l'embellir), il offre une bonne couvrance et une bonne tenue sans pour autant figer les traits du visage ni donner l'impression de porter un masque.

Alléchée par tant de promesses, il ne me restait évidemment plus qu'à essayer.

Je suis allée chez Sephora un jour pour me faire maquiller en Bare Minerals par une vendeuse et j'en suis effectivement sortie très satisfaite, même si elle a un peu forcé sur le blush à mon goût. Mais rebutée par le prix vraiment élevé de la marque - 20 euros environ pour un pot de deux grammes... -, j'ai préféré, sur les conseils des Beauté-testeuses, commander chez Everyday Minerals un kit d'échantillons gratuit. Une merveille, puisqu'on ne paie que les frais de port (ça doit tourner autour de cinq euros) pour tester trois teintes de fond de teint, un blush et un correcteur et que l'on peut en commander autant que l'on veut jusqu'à ce que l'on ait trouvé les couleurs qui nous conviennent. Le kit en question a suffi à me maquiller pendant plusieurs semaines, et à me séduire définitivement. J'ai passé ensuite plusieurs commandes à la même marque et, petit à petit, ai complètement délaissé le fond de teint liquide de ma jeunesse pour ce maquillage nouvelle génération.

Je peux d'ailleurs vous résumer l'affaire à peu près comme suit, en établissant une petite liste des inconvénients et avantages respectifs du fond de teint liquide et du fond de teint minéral :

1. La facilité d'application : avantage incontestable au fond de teint minéral. L'usage du pinceau et la nature même du produit rendent les choses simples comme bonjour. On n'a pas à se soucier d'en mettre trop ici, pas assez là, de devoir l'étaler, etc : tout ça se dépose merveilleusement bien, très régulièrement, c'est un bonheur. (En plus, fini les doigts dégueu, pleins de fond de teint, que tu peux rien toucher avec sans les passer urgemment à l'eau auparavant.)

2. Le temps d'application : avantage au fond de teint liquide, je dois avouer. Car pour le fond de teint minéral, il faut ouvrir le petit pot puis mettre de la poudre dans le couvercle du petit pot puis bien tourner son pinceau dedans pour l'absorber puis tapoter sur le bord pour enlever l'excédent puis appliquer ça partout sur le visage, et ensuite, seconde couche si nécessaire, et rebelote avec anticerne, blush et poudre fixante si l'on utilise tout cela... Oui, ça prend un certain temps. (Mais enfin, une fois encore, on a les doigts propres à la fin et ça j'y insiste parce que c'est très important, je trouve.)

3. La tenue : léger avantage, selon moi, au fond de teint minéral. Je trouve qu'il ne bouge pas du tout, encore moins que les bons fonds de teint liquides qui, déjà, ne bougent pas des masses, il faut l'avouer. Mais avec le minéral, c'est vraiment visible ; à dix-sept heures, tu te regardes dans la glace, tu es aussi fraîche qu'à huit heures du mat', point. Idem pour tout ce qui est anticerne, blush et fard à paupières : même couleur et même fini tout au long de la journée. Si c'est pas agréable, quand même.

4. La fidélité à la couleur naturelle de la carnation : ça, c'est kif-kif. L'enjeu, c'est de bien choisir sa teinte au départ, et les marques minérales comme les classiques proposent une palette assez importante pour satisfaire tout le monde.

5. (et bien entendu, le plus important) Le résultat sur la peau : avantage au fond de teint minéral. La peau est lissée, veloutée, c'est très joli. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il ne marque ni les ridules, ni les boutons, ni les rougeurs, etc ; au contraire, utilisé en correcteur sur des points précis, il permet de les masquer tout aussi efficacement que le fond de teint liquide. Le minéral associe en outre deux grandes qualités que le liquide a davantage de mal à garantir : la couvrance et le naturel. Avec le fond de teint liquide, il faut souvent choisir entre les deux ; pas avec le minéral. Le teint est unifié, les rougeurs atténuées, mais tout cela garde de la transparence : la peau ne disparaît pas complètement sous une épaisse couche de maquillage... Si l'on cherche dans le détail, oui, on s'apercevra sans doute que le minéral couvre un peu moins bien que le liquide. Mais la différence est infime, et je suis personnellement prête à sacrifier un chouïa de couvrance pour plus de naturel et de confort.

Un détail : si l'on utilise du fond de teint et de l'anticerne, je suggère de prendre tout liquide ou tout minéral, mais pas de mixer les deux : liquide sur minéral ou minéral sur liquide, c'est pas top-top, les textures se mélangent un peu, c'est plus difficile à appliquer, bref, ça ne s'entend pas très bien.

Cela doit faire presque un an maintenant, le temps de terminer progressivement mes tubes de fond de teint liquide, que je ne me maquille plus que comme ça (vous le savez bien puisque, en septembre, j'ai encore reçu un colis de chez Everyday Minerals). En janvier dernier, je me suis offert un kit Bare Minerals pour tester la marque sur le long terme et pouvoir comparer les deux en détail. Je dois vous dire que les différences sont infimes, mais je me fends tout de même - c'est l'intérêt de ce post - d'une petite confrontation :

1. (commençons par ce qui fâche) Le prix : avantage plus qu'incontestable à EM. Chez eux, vous avez plus de produit que chez BM pour nettement moins cher. Je n'invente rien : allez regarder les sites respectifs et comparez par vous-mêmes. Si vous êtes guidée par l'état de votre compte bancaire (et avec les temps qui courent, ma p'tite dame, c'est plus fréquent qu'on ne croit), le choix est déjà fait.

2. La facilité d'achat : avantage à BM puisque vous pouvez vous en procurer au Sephora du coin alors qu'EM, il faut les commander aux Amériques d'Outre-Mer et attendre qu'un puissant voilier vous les apporte. Ca prend plus de temps, c'est certain (mais je signale que même avec les frais de port, vous vous y retrouvez largement niveau budget par rapport à BM), et cela suppose d'anticiper pour éviter de se retrouver un matin avec un pot de fond de teint vide et rien en réserve dans le placard. Autre inconvénient de la chose : vous ne pouvez pas choisir votre teinte autrement que sur le site, en vous fiant aux descriptions du guide d'achat et aux photos. C'est pas l'idéal, j'en conviens ; au moins, chez Sephora, il y a toujours une gentille vendeuse très parfumée pour vous aider à choisir la nuance qui vous ira. (D'où l'intérêt, dans le cas d'EM, de commander des kits d'échantillons pour essayer calmement avant de passer aux grands pots.)

3. La palette des nuances : avantage à EM. Que ce soit en fond de teint, blush, correcteur, poudre de finition ou fard à paupières, ils ont un choix si impressionnant que ça en devient même compliqué, si l'on songe qu'on doit uniquement se fier, dans un premier temps, à une série de photos sur écran d'ordinateur. La palette de BM est bien fournie également, mais un peu moins tout de même. La différence entre les deux est sans doute plus flagrante dans le cas des carnations les moins répandues : une peau très claire, très noire, très rouge ou très grisounette a sans doute plus de chances de trouver la teinte qui la mettra en valeur chez EM que chez BM.

4. La présentation : avantage à BM. Les pots d'EM ne sont pas pratiques du tout : ils sont larges et plats alors qu'on les voudrait plus profonds et plus étroits. Ceux de BM sont impeccables, aisés à manipuler et à transporter, et ils permettent d'éviter de gaspiller de la poudre au moment d'en verser dans le couvercle pour aller l'attraper avec son pinceau. J'ai une astuce, je n'hésite pas, je vous la livre : quand mes pots de BM seront vides, je les conserverai précieusement pour mettre de l'EM dedans. Et hop, ni vu ni connu, j't'...

5. La qualité générale : selon moi, on est proche du kif-kif, avec un avantage non négligeable du côté d'EM dans le cas précis de l'anticerne (c'est bien simple, je n'utilise plus que le leur). Couvrance, naturel, tenue, teinte, aspect de la peau... Tout cela est vraiment très proche et j'ai l'impression que les deux marques ont mis la barre assez haut sur ce point, ce qui garantit au moins à la consommatrice un chouette résultat quel que soit son choix. Attention tout de même : les produits BM contiennent un minéral (dont j'ai oublié le nom) légèrement irritant pour les peaux très sensibles, qui sont donc invitées à choisir plutôt le maquillage EM, dépourvu de ce composant.

Personnellement, bien que j'utilise les deux avec un plaisir et une satisfaction comparables, je conserve une légère préférence pour Everyday Minerals, à cause de leurs tarifs et de l'aspect convivial et chaleureux de leur site, que je ne retrouve pas chez Bare Minerals (j'ai bien conscience que c'est un argument un tout petit peu annexe, mais ça compte, je vous jure). Leurs prix et leur choix me décident à continuer d'acheter chez eux, ce qui ne signifie pas que je sois exclusive pour autant : l'expérience prouve qu'en associant les deux marques, ça fonctionne très bien aussi (y compris pour les pinceaux, que j'utilise indifféremment avec les produits de la même marque, pour laquelle ils sont soi-disant faits, et avec les produits de l'autre, sans voir pour autant la moindre différence). En ce moment, je suis uniquement BM parce que mon dernier fond de teint acheté chez EM, non précédé de la commande d'échantillons - ERREUR !... -, s'est révélé trop clair et me fait une tronche de clown (blanc). Mais pas de panique, j'y retournerai un jour ou l'autre.

Voilà enfin terminée, chers lecteurs, l'histoire de mon second divorce avec le fond de teint liquide et l'exposé des raisons du susdit. J'espère qu'à défaut de vous avoir passionnés, ce post vous aura au moins quelque peu instruits. Et, en bonus, pour vous laisser apprécier la merveille, j'aimerais vous présenter une très, très jolie jeune femme entièrement maquillée avec les produits Everyday Minerals (l'image provient bien sûr de leur site) :

Le fond de teint (liquide) et moi : second divorce, 1/2

le dimanche 20 janvier 2008

Aujourd'hui, je vais vous raconter un peu ma vie de jeune fille à peine sortie du couvent, d'abord parce que c'est en soi passionnant et ensuite parce que j'adore parler de moi, mais surtout parce que cela faisait longtemps que je n'avais pas sacrifié sur l'autel féminin du Grand Make-Up une victime susceptible de rendre service à mes comparses.

J'ai commencé à porter du fond de teint vers l'âge de dix-neuf ans. Auparavant, à l'adolescence, j'utilisais une crème teintée achetée en pharmacie, genre Caudalie, Avène ou une marque du même tonneau, et c'est vrai qu'elle était extra, cette crème ; elle soignait les boutons tout en unifiant subtilement le teint, de manière à la fois efficace et invisible. Mais à dix-neuf ans, j'ai pensé que ce genre de gadget pour minettes à peine pubères n'était plus assez sérieux pour moi et qu'il me fallait entrer de plain-pied dans le monde de la Cosmétique, la Vraie.

Mon premier fond de teint me fut offert par ma mère (heureusement, contrairement à la crème de jour, j'étais allée le choisir avec elle et une vendeuse nous avait conseillées) et il était de la marque Clinique. Pendant des années, j'ai considéré que c'était le meilleur fond de teint du monde, et je pense aujourd'hui encore, malgré son prix, qu'il s'agit effectivement d'un des meilleurs fonds de teint liquides disponibles sur le marché - avec, bien entendu, certains produits du Body Shop. La couleur sélectionnée avec l'aide de la vendeuse correspondait parfaitement à celle de ma carnation délicate, il s'appliquait aisément, il couvrait la peau sans l'étouffer, il ne la desséchait pas ni ne la faisait luire, et quelques années plus tard, on m'a offert une poudre compacte coordonnée de la même marque, à laquelle je suis également restée fidèle un certain temps.

Mon fond de teint Clinique et moi avons tout de même traversé une période difficile un ou deux ans après que je l'eus acquis pour la première fois.

Il faut dire que c'est à cette époque que je contractai une obsession physique majeure qui ne me quittera, j'imagine, qu'à mon dernier souffle (d'ici là, elle ira même probablement en s'aggravant) : mes cernes. Mes cernes sont grands, légèrement creusés, très colorés et, ô miracle de la nature naturante, ils ne s'effacent jamais, même après une série de nuits de dix heures ou un séjour d'une semaine en montagne à l'air pur. Or, vous savez probablement - si vous l'ignorez, c'est que vous n'avez pas vraiment de cernes, et dans ce cas, je préfère que l'on reste simplement amies, ne m'en voulez point, Samantha, mais je me sens incapable d'aller plus loin - que le fond de teint ne suffit pas à masquer les cernes. Il permet de les atténuer, certes, mais pas de les couvrir aussi efficacement que cet autre produit merveilleux, jailli de cerveaux que nous aurions sans doute intérêt à honorer comme les plus brillants de ce monde : l'anticerne.

Or donc, peu de temps après m'être attachée à Clinique, j'achetai par correspondance, au Club des Créateurs de Beauté, un anticerne Agnès B., le premier d'une longue liste dont rien ne prouve, à l'heure actuelle, qu'elle soit bouclée, mais n'anticipons pas. Le jour où je le reçus et l'essayai enfin, je tombai sous le charme de cet outil divin et jugeai que maintenant que je savais masquer mes cernes, je n'avais plus besoin de fond de teint.

Pendant un an ou deux peut-être, je me maquillai donc exclusivement à l'anticerne. J'étais ravie : ça allait vite le matin, je ne m'en mettais pas plein les doigts, je ne tachais pas mes cols de chemise, et surtout, j'avais une impression d'indépendance assez délicieuse, sur le mode Oh, moi, une touche d'anticerne et pouf, ça y est, je suis maquillée. Inutile de dire que tout cela me convenait très bien. Ce fut donc mon premier divorce avec le fond de teint (liquide).

Il va de soi que c'était une erreur colossale, mais que voulez-vous : j'avais vingt ans, ma peau était fraîche et peu marquée même quand je dormais mal (à part bien sûr ces horribles cernes), les dégâts visuels n'étaient sans doute pas à la hauteur de ce que ça donnerait aujourd'hui si je m'y risquais, et puis enfin, quelques années sans fond de teint, ça ne peut pas faire de mal à l'épiderme. Non, l'erreur colossale tient plutôt à la violation de toutes les règles de la Cosmétique la Vraie dans laquelle j'avais cru faire une entrée fracassante quelque temps plus tôt. La vérité, c'est qu'à vingt ans, je n'étais encore qu'une novice du make up - et pourtant, j'emballais sacrément du côté de la gent masculine, comme quoi, il n'y a pas forcément de rapport.

Après ce premier divorce sont venus mes vingt-et-un puis mes vingt-deux ans, et c'est là que j'ai vraiment commencé à grandir maquillagement parlant (quand je songe que je me peignais quotidiennement la gueule depuis la classe de terminale, ça me laisse pantoise : je ne suis définitivement pas très rapide à la détente). J'ai pris l'habitude d'appliquer du fond de teint plus de l'anticerne plus de la poudre et constaté que, ce faisant, j'étais gagnante sur tous les fronts (sans jeu de mots) (du reste, comme tout le monde, je n'ai qu'un front) : moins de cernes, un teint plus éclatant et plus uni, un grain de peau soigné, j'avais tout bon. Le blush n'est venu que plus tard (à vingt-quatre ans environ) et il n'est sans doute pas inutile de préciser que l'accumulation de couches de produit sur mon visage allait de pair avec l'augmentation du nombre de cigarettes fumées chaque jour ; elles ne faisaient sans doute pas un grand bien à ma peau et j'essayais manifestement de compenser leurs (petits) dégâts par des artifices cosmétiques que je commençais enfin à bien maîtriser.

L'histoire de mon teint est donc à peu près celle-là. Après la rupture de mes dix-neuf ou vingt ans et le rabibochage de mes vingt-et-un, je suis restée jusqu'à l'an dernier, soit pendant cinq longues années, fidèle à mes produits et à mes rituels quotidiens de maquillage. Je n'ai jamais touché au fond de teint compact ; ce produit étrange, synonyme pour moi de rudesse et de manque de raffinement, qui doit en plus être appliqué avec une éponge, instrument que j'abhorre parce que je ne sais pas du tout m'en servir, n'a franchi le seuil de ma salle de bains qu'une fois, sous forme d'échantillon, et ce fut pour en ressortir peu après les pied devant, si vous voyez ce que je veux dire. J'étais donc indécrottablement attachée au fond de teint liquide.

Jusqu'au jour où...

A suivre dans le post suivant.

(Enfin) mes colis !...

le dimanche 2 septembre 2007

Rho, alors là, je sais, c'est futilités sur futilités mais j'ai reçu deux colis ces jours-ci (que des choses que j'avais commandées de mes petites mains et payées de ma petite poche, rassurez-vous) et j'ai du mal à contenir mon enthousiasme, surtout parce que l'un d'eux vient des Etats-Unis et que j'ai dû patienter presque trois longues semaines entre le jour où je l'ai commandé et le jour où je l'ai enfin serré contre mon coeur.

(Plus exactement, j'ai effectivement reçu un de ces colis dans ma boîte aux lettres et j'ai dû aller chercher l'autre au bureau de poste pour des raisons mystérieuses, puisque j'étais chez moi au moment où le facteur prétend ne pas m'y avoir trouvée, mais passons.)

Il s'agit





d'une commande sur Suicidal, le site de créations de Petite Etoile. Une très jolie tunique rouge toute douce, toute fine et ornée comme il se doit de petites étoiles noires, ainsi que deux jeux de mini-badges cro meugnons ("I Love Donuts" et des fleurs vintage en tissu dans un joli petit sac argenté) et une sucette rose en forme de coeur, en cadeau, que je vais pouvoir manger maintenant que j'ai fait la photo.





d'une seconde commande chez Everyday Minerals, une marque américaine de maquillage minéral en poudre, introuvable en France et quelque chose comme deux fois moins chère que Bare Escentuals. D'abord, je trouve cela assez classe de faire venir son maquillage de l'étranger (pas spécialement des Etats-Unis, d'ailleurs, de l'étranger en général) (oui, si, ok, des Etats-Unis en particulier) (l'autre, je me la pète avec mon maquillage des Amériques) ; ensuite, ces produits sont géniaux, je les ai adoptés le jour même où je les ai essayés pour la première fois et d'ailleurs, j'ai bien l'intention de leur consacrer un post un jour ou l'autre. Bref. Dans cette commande, vous distinguez deux superbes pinceaux à maquillage, sept boîtes de poudres diverses (fonds de teint, poudre fixante, anticernes, fards à joues) et deux boîtes plus petites (deux magnifiques fards à paupières dans les tons roses) qui sont, elles aussi, offertes par la maison (yeeha ! un plaisir encore plus grand que recevoir les objets qu'on avait commandés : recevoir des objets que l'on n'avait pas commandés).


Tout cela tombe à point pour illuminer ma rentrée.

Parenthèse

le mercredi 4 avril 2007

Je me vois obligée d'interrompre momentanément la série des "Sortir" 1, 2 et 3/3, dont je comptais écrire le deuxième épisode aujourd'hui, pour vous faire part de ma virée chez le coiffeur d'hier matin. Vous êtes tellement au courant de toutes mes activités capillaires - coupes, couleurs et soins compris - que vous feriez vraiment preuve d'une mauvaise foi inouïe si vous prétendiez que ça ne vous intéresse pas.

Donc, j'étais chez le coiffeur hier matin et je ne lui ai pas laissé m'ôter ne serait-ce qu'un demi-centimètre de cheveux, grands dieux non, en revanche, je lui ai demandé de me refaire des mèches - des mèches d'une nuance un peu différente de la précédente.

Vous savez que je ne vais plus chez Dessange, n'est-ce pas ? Non, je n'allais pas y retourner après le sale coup qu'ils m'ont fait fin novembre. J'ai donc déniché un petit salon près de chez moi, aux murs vert framboise et rose pomme (ok, l'inverse, vous aurez rétabli vous-mêmes) dont la charmante petite coloriste m'avait déjà fait une fois des mèches plus valables que celles de Dessange, mais encore très blondes-blondes. C'était très clair, très glamour mais assez peu naturel. Je lui ai donc dit que je souhaitais quelque chose d'un peu plus foncé et d'un peu plus contrasté.

Ô joie.

La demoiselle m'a fait une série de mèches châtain assez proches de ma couleur naturelle et, dessus, une autre série de mèches blond doré qu'elle a eu la jugeotte d'alléger sur les longueurs et les racines pour ne pas dessécher davantage ma pauvre chevelure maltraitée. L'ensemble est merveilleux, encore blond mais moins baby doll, chaud, lumineux, et quand ça repoussera, la démarcation avec mes racines sera moins nette (et par là même plus supportable). Je me sens tellement belle que je ne suis pas loin de penser que j'ai peut-être enfin trouvé LA couleur qu'il me fallait.

Voilà, c'était tout, fin de la parenthèse.

PS. Plusieurs mises à jour ici, merci pour vos participations...

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Desséchée ? réparée

le vendredi 23 mars 2007

Il faut quand même que je vous dise que depuis ce post, forte de vos conseils judicieux et multiples et de mon interminable expérience de blonde desséchée, j'ai modifié mon plan de bataille... et que ça fonctionne.

D'abord, j'ai abandonné le masque pré-shampooing hebdomadaire à la noix du Brésil venu du Body Shop. (17 euros le pot.) (Quand même.) J'ai beau adorer cette enseigne et considérer l'abandon de certains de ses produits comme un crime de haute trahison, je ne suis pas complètement aveugle non plus et je dois bien admettre que son efficacité est réduite - sinon, je n'aurais pas le crin sec, soyons logiques. Un produit de moins à acheter au Body Shop, ça me fend le coeur, je ne vous le cache pas, mais je vais me rattraper en allant y renouveler mon flacon - presque vide - de spray démêlant sans rinçage : ils en ont un à la myrtille, je salive d'avance.

Je l'ai remplacé par une stratégie de choc en deux phases :

1. à chaque shampooing - et je dis bien chaque -, après le spray démêlant auquel, vous l'aurez compris, je resterai probablement fidèle jusqu'à la fin de mes jours, j'enduis les pointes et une partie modérée des longueurs d'une crème nourrissante sans rinçage. Oui, Ness, l'après-shampooing, ça me disait bien, mais je passe déjà teeeeellement de temps dans la baignoire qu'allonger encore le temps de rinçage ne me paraissait pas très raisonnable. Le Body Shop fait un après-shampooing sans rinçage ; je l'utiliserai sans doute un jour mais pour l'heure, je teste le soin Nutri-Gloss d'Elsève (ça ne gloss rien du tout mais ça nutri plutôt bien, mes cheveux sont doux et heureux, je vous le conseille - à appliquer uniquement sur tifs mouillés, car sur tifs secs, c'est sans effet).

2. une fois de temps en temps parce que c'est quand même très, très costaud, j'applique ce conseil de Deanna : un masque pré-shampooing à l'huile d'olive. C'est-à-dire, en fait, de l'huile d'olive en guise de masque. Je ne laisse poser ni toute la nuit ni toute la journée parce que je n'ose pas ; pour l'instant, c'est entre une et deux heures avant le shampooing, mais je suis d'ores et déjà convaincue. Quand je les enduis, mes cheveux donnent l'impression de boire l'huile, c'est dingue !... Et après le shampooing, ils sont doux et brillants pour des jours et des jours. Je suis ravie de cette technique aussi efficace qu'économique.

Pour le reste, j'ai pris deux résolutions de fer qui devraient contribuer à améliorer les choses : quand je retourne chez le coiffeur, je lui demande de ne pas me recolorer les longueurs et les pointes, SEULEMENT les racines ; et une fois tous les deux à trois mois au moins, je fais couper un bon centimètre de pointes par Fiancé qui fait cela très bien. J'économise ainsi 25 euros que je vais pouvoir aller dépenser au Body Shop et surtout, comme mon projet capillaire actuel consiste à laisser pousser pour avoir une belle chevelure bien égalisée et non plus un dégradé qui me gonfle, je n'ai pas besoin de fioritures.


Voilà, voilà, voilà de beaux cheveux !... Exactement la chevelure dont je rêve. Mais alors en blond, quoi. Par Far-Away-Near.

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Avoir de beaux yeux

le samedi 17 mars 2007

Une vague connaissance à moi - connaissance de sexe masculin - non, ça n'a l'air de rien mais c'est important pour la suite - me dit un jour que Jennifer Lopez était belle parce qu'elle avait de beaux yeux.
Je n'ai pas la prétention de très bien connaître la psychologie masculine, mais je connais bien le physique de Jennifer Lopez et je doute que ce soient ses yeux, si jolis soient-ils, qui emportent en premier lieu les suffrages de ses admirateurs. Quoi qu'il en soit, l'euphémisme est mignon et je l'emprunte pour parler aujourd'hui d'un sujet, qui par définition, intéresse toutes les personnes qui en ont : comment faire pour avoir de beaux seins yeux.

En matière d'yeux, toutes les femmes sont vernies. Le bol, hein. Tous les yeux peuvent être beaux. Ce n'est pas une question de morphologie, d'inné et de non-modifiable, mais de soins. J'admets qu'à la base, tout le monde n'a pas forcément de très jolis yeux, mais tout le monde peut en acquérir en appliquant quelques conseils simples.

D'abord, arrêtons de nous plaindre avec ce que la nature nous a donné et essayons plutôt, avant d'entreprendre des opérations coûteuses et parfois ratées, de voir ce que nous pouvons en faire.
Si tes yeux sont petits, réjouis-toi : ils resteront plus fermes et plus haut placés plus longtemps. S'ils sont gros, réjouis-toi également : c'est joli, sexy et très féminin, le bonheur. Ne reste plus qu'à savoir rendre ses yeux sexy quand ils sont petits, fermes et haut placés quand ils sont gros, et le tour est joué. S'ils sont de taille moyenne, évidemment, il faut adopter la positive attitude, décider que le verre est à moitié plein et considérer en conséquence que l'on a les avantages des deux camps - pas leurs inconvénients.

Là où nous, les femmes, nous avons vraiment beaucoup de chance avec nos yeux, c'est que les gestes qui les rendront beaux et les garderont fermes plus longtemps sont les mêmes pour tout le monde et qu'ils sont au nombre de... deux, ce qui, avouons-le d'emblée, ne constitue un effort insurmontable pour personne. Pour accomplir ces deux gestes quotidiens, vous avez besoin d'un accessoire par geste, pas plus, pas moins (grande économie de moyens) : de la crème hydratante et une balle de tennis (ou tout objet rond de petite taille).

En ce qui concerne la crème, il suffit de choisir quelque chose de bien riche destiné spécialement au corps. Tenez, par exemple : vous vous souvenez de ce vieux pot de crème Nivea Soft que, sur mes conseils, vous aviez mis au placard parce qu'il vous collait des boutons au visage ?... Eh bien, c'est le moment ou jamais de le ressortir et d'en faire bon usage. Nous disions donc : tous les matins, après la douche, une noisette de crème à étaler de vos yeux à la base de votre cou - et UNIQUEMENT dans ce sens-là, malheureuses, pas dans l'autre, sans quoi vous allez les affaisser, au contraire - en faisant des 8 avec la paume de la main, voilà, comme ça, hummmm, c'est sensoual et tout le monde aime. Deux minutes chrono par jour pour avoir de beaux yeux, je ne vois pas ce que demande le peuple.

Quant à la balle de tennis, et là aussi l'usage que je vous conseille en est quotidien, le geste est extrêmement simple. Vous voyez la position des yogis quand ils joignent leurs mains, paumes serrées, devant la poitrine ? Eh bien il faut faire exactement la même chose, mais en mettant la balle de tennis entre les deux paumes. Après quoi, on exerce une pression des deux mains contre la balle, comme si on voulait l'écraser, et on relâche la pression. Cinquante fois de suite. Chaque jour. Je sais, ça a l'air beaucoup comme ça, mais en réalité, ça se fait vite. Nous en sommes donc, tout compris, à cinq minutes chrono par jour pour avoir de beaux yeux, et je ne comprends pas pourquoi vous geignez encore.

Naturellement, je n'ai pas moi-même inventé ces techniques ; elles existent sinon depuis la nuit des temps, au moins depuis quelques siècles, et beaucoup d'entre vous les connaissent et les pratiquent sans doute déjà. Seulement, je voudrais vous assurer qu'elles fonctionnent. Et qu'elles fonctionnent bien. Hydrater sa peau pour la rendre plus souple et faire travailler en douceur les pectoraux qui soutiennent les yeux, ça marche. Par expérience, je peux vous assurer que si vous avez de gros yeux, ils ont gagné en fermeté et sont plus joliment dessinés au bout de, je ne sais pas, quelque chose comme trois ou quatre mois de balle de tennis quotidienne. Et si vous en avez de petits, ils sont aussi plus fermes, plus ronds et donc légèrement mieux galbés que si vous ne faisiez rien.

Bien sûr, il se peut aussi que vous soyez une sportive tout terrain dont le buste est déjà parfaitement sculpté et que vous n'en ayez rien à battre de mes conseils pour feignasses. Mais dans ce cas, sachez que tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse. (Mouais, rien à voir mais je n'avais pas de chute.)


Assurément, Marilyn avait de très, très beaux yeux.

Dans sa version originale, ce post avait reçu 17 commentaires

Je proteste !...

le mardi 20 février 2007

Sephora a réussi, hier, à me soutirer encore 40 euros alors que, comme vous vous en souvenez certainement, je me fournis au Body Shop, maintenant.

Mais comment font-ils, mon Dieu ! Les envahisseurs sont parmi nous !...

Desséchée ? persécutée

le vendredi 16 février 2007

Avant-propos : Je ne sais pas exactement dans combien de temps je pourrai reposter. Je risque de ne pas avoir accès à Internet dans les jours à venir. Je peux me tromper, hein ; c'est juste que c'est un risque. En attendant, manifestez votre présence, faisez du bruiiiiiiiit !... et n'oubliez pas ça. A bientôt.

Et maintenant, venons-en à ce que pour quoi qu'on est là aujourd'hui.


**********


Ceci est un coup de gueule. Futile, girlie, capillaire, tout ce que vous voulez, mais un coup de gueule.

Le genre de coup de gueule certainement assez fédérateur pour m'attirer une petite tonne de commentaires compatissants, ce qui fait toujours chaud au coeur, mais vraiment. (Et aussi, peut-être, quelques conseils, ce que je discute parfois mais ne refuse jamais.)

Donc, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, j'en ai ASSEZ. Assez de ces regards lourds de reproches, assez de ces discours culpabilisants, assez de tous ces coiffeurs qui ne semblent rien avoir de mieux à faire de leurs vies professionnelles que de me faire savoir, sans ménagement ni délicatesse, que j'ai les cheveux horriblement secs.

C'est vrai, quoi, c'est toujours la même chanson :
- Rhôôôô, mais vous avez les cheveux secs !...
- Oui, euh... oui, hélas. Je sais.
- Vous devriez leur faire des soins, ils sont tellement secs...
- C'est-à-dire que... j'en fais !
- Vous leur faites des soins pour cheveux secs, alors ?...
- (A ton avis ???) Mmmmoui oui.
- Vous leur faites quoi ?
- (Et ta soeur ?) J'ai un masque du Body Shop, par exemple.
- Du ?... (Oui : le sèche-cheveux fonctionne en même temps.)
- Du Body Shop, vous connaissez ?...
- Mouais. Mais je sais pas ce que ça vaut en soins capillaires spécifiques cheveux secs. (Silence. On n'entend plus que le bruit délassant du sèche-cheveux et le piaillement rassurant des autres clientes. Puis elle reprend : ) En tout cas, surtout, chouchoutez-les biens, sans quoi jamais ils ne seront beaux, vos cheveux secs. (Ah ben merci, voilà qui va illuminer ma journée.)

Pour crier halte à la persécution que subissent les malheureuses aux cheveux secs, je voudrais donc signaler ici, haut et fort, une fois pour toutes, que :

1. je ne sais pas me passer de tous ces procédés criminels - colorations, balayages et autres lissages - qui les rendent si scandaleusement secs. Quand, comme moi, on n'aime pas sa couleur naturelle et que l'on apprécie l'idée - terriblement liberticide, pourtant - de faire faire ce que l'on veut à ses cheveux au lieu de les laisser faire ce qu'ils veulent (à savoir : n'importe quoi), y a pas à tortiller, on met le paquet. Même si ce paquet doit en faire une boule de crins secs.

2. culpabilisée par cette entreprise générale de destruction de mon ego capillaire, au moins aussi important pourtant que le reste, j'ai récapitulé pour moi-même - pas question de me justifier devant qui que ce soit, oh - les soins dont bénéficient régulièrement ces affreux cheveux secs.
- un masque spécial cheveux secs (du Body Shop, bravo, y en a trois qui suivent) un shampooing sur deux, soit une fois par semaine.
- un shampooing spécial cheveux secs de Wella un shampooing sur quatre, soit une fois toutes les deux semaines. (Costaud, le shampooing. Du genre que tu ne peux pas utiliser à chaque fois, sans quoi ça te colle des pellicules et des démangeaisons pas possibles. Et là, tous en coeur : BERK !... Heureusement, si vous alternez avec quelque chose de moins radical, tout rentre dans l'ordre. Et il faut avouer qu'il rend les cheveux vraiment moins secs. Sur le coup.)
- le reste du temps, soit trois shampooings sur quatre, divers petits shampooings achetés en supermarché et tous calculés pour soigner les cheveux secs : et que je te nourris les pointes, et que je t'assouplis les longueurs, et que je te fais briller les mèches blondes en ravivant leurs pigments et en les protégeant des UV... Rien que du bon.
- entre deux shampooings, soit tous les quatre jours, une petite crème nourrissante sans rinçage de Jacques Dessange (après avoir rayé ses salons de la liste des enseignes qui existaient pour moi, j'ai décidé de donner une chance à ses produits ; je suis comme ça, moi : pleine de miséricorde). Elle est douce, elle sent bon, elle se fond dans la chevelure sans qu'on s'en rende compte. Même si ça ne lui fait pas de bien, ça ne peut pas lui faire de mal.
- et bien sûr, jamais, après un shampooing, je ne les démêle sans les asperger copieusement d'un spray démêlant protecteur, histoire de ne pas avoir à tirer pendant des heures sur les nombreux noeuds qui s'y cachent parce que bon, je n'ai pas que ça à faire de mes matinées, non plus.

Alors, hein ?... Personne ne peut plus dire que c'est de ma faute si j'ai les cheveux secs, là. Je suggère même que ce soit plutôt la faute de mes coiffeurs. Parce que c'est vrai : s'ils jugent que ça leur fait trop de mal, il faut qu'ils refusent de me faire des balayages. C'est tout.


Ah ben c'est malin : on ne voit même pas si elle a les cheveux secs.

De Nîmes

le mercredi 10 janvier 2007

(Parce qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien.)

Il y a un an jour pour jour, j'avais acquis un jean Levi's non soldé (vous allez voir, c'est encore plus drôle comme ça) pour la modique somme de 95 euros, en me disant que certes, c'était un vrai petit investissement, mais qu'au moins il y avait la qualité et que je le garderais des années et que ça valait le coup et que - bref, le genre de discours que l'on se tient dans ces cas-là pour se rassurer. Or, la semaine dernière, je m'aperçois que mon Levi's non soldé, sur lequel je fondais pourtant tant d'espoirs, a un trou.
Oui, un trou.
Un trou d'usure, aisément reconnaissable à ses bords élimés et au fait que seuls deux pauvres fils de la trame se battent en duel, tout blanchis, au travers.
Au bout d'un an, un jean de ce prix, alors que la durée de vie de mes jeans les moins coûteux varie entre cinq et huit ans (parce que tout de même, je ne porte pas que cela et je n'escalade pas non plus l'Everest en jean, que je sache) !...

Inutile de préciser que ce triste événement, en plus d'assombrir encore davantage une fin d'année 2006 déjà peu folichonne, a eu deux conséquences majeures :
1. ils ne verront plus ma tronche de sitôt, chez Levi's ;
2. j'ai besoin d'un jean. Oui, parce que tourner entre un jean en bon état (pourtant âgé de presque quatre ans, lui) et un jean troué, même si l'on ne porte pas que cela, c'est un peu limite, ayez la bonté de le reconnaître.

Voyons le bon côté des choses : ce jean a tout de même bien choisi son moment pour me lâcher, et ce matin, aux aurores, Fiancé et moi étions chez Gap pour faire les soldes.

Pourquoi Gap ?... Parce que cette merveilleuse enseigne offre l'avantage inestimable d'habiller les femmes ET les hommes (ET les enfants, mais nous ne sommes pas encore concernés) et qu'elle propose à la consommatrice en détresse un impressionnant choix de jeans, dans toutes les coupes, les tailles et les teintes imaginables. J'avais lu cela chez Hélène, je crois. (En tout cas, ça ne m'étonnerait pas.)

Le problème, c'est que Gap ne solde pas ses jeans. Comme ça, c'est dit. C'est d'ailleurs la toute première chose que vous comprenez en entrant dans le magasin et en constatant que le rayon des jeans pour femmes est vide, alors que le reste de la boutique grouille de monde. Mais au moins, on est tranquille - et puis enfin, soldes ou pas soldes, j'avais besoin d'un jean, point, surtout qu'un jean Gap coûte à la base le prix d'un jean Levi's soldé (48 euros pour un boot cut, 64 pour les autres modèles. Vous voyez, y a pas photo).
En contrepartie, leurs coupes me vont quasiment toutes, et quand je dis quasiment, c'est un peu hyperbolique, parce que les deux seules qui ne me vont pas sont le skinny - jambes et chevilles étroites - un slim, quoi - beurk - et le demi boot cut - jambes étroites et chevilles à peine évasées, soit pas mieux qu'un slim, en tout cas sur ma silhouette -, autant dire que ça ne compte guère.
A part ça, si, comme moi, vous êtes plutôt petite, avec des fesses et des cuisses généreuses et des jambes pas immenses (bref, NORMALE), tapez sans hésiter dans :
- le boot cut classique : taille basse, jambes normales, chevilles légèrement évasées, fait un cul de reine et une silhouette plutôt élancée, contre toute attente.
- le western boot cut : taille basse, jambes normales, chevilles assez nettement évasées, aussi seyant que le boot cut mais tirant (légèrement, hein) sur le pattes d'eph' ou je ne sais quoi - le tout sans tasser la silhouette -, un peu plus wild que le précédent.
- le long and lean : alors lui, je n'ai pas bien retenu ses caractéristiques mais je me souviens qu'il était joli aussi.
- le boy fit : comme son nom l'indique, c'est une "coupe garçonne", c'est-à-dire une taille basse avec des jambes larges et des chevilles droites. Sur moi, j'avoue, les jambes larges ne font pas vraiment "larges", juste moins serrées que le boot cut, quoi.

Mon choix s'est porté sur un boot cut en 38 C (le C est mis pour "jambes courtes") et sur un boy fit en 36 N (c'est-à-dire "jambes normales", le 36 C était trop court) : parfaits, merveilleux, ils tombent pile poil sur mes chaussures. (Une riche idée, ça, les différentes dimensions de jambes : je ne marche plus sur des kilomètres de tissu inutiles qu'il faut couper et ourler, c'est une révolution.) Je n'en reviens pas que Gap taille si bas ; je ne me souviens pas du dernier pantalon en 36 dans lequel j'avais pu caser mes formes, ça doit dater de mon année de cinquième. Tout cela est fort flatteur.

Me voilà donc, grâce à Gap, habillée pour l'hiver, et même beaucoup plus.
Ma seule crainte est que ces merveilleux atours, que je lave une fois à l'envers avant de les porter, comme faisait ma maman, pour fixer la couleur et éviter qu'ils ne déteignent plus tard, ne perdent définitivement leurs teintes à force de tremper car les petits gars de la compagnie des eaux ont eu la bonne idée de couper l'eau au beau milieu de mon cycle de lavage. Mais ça, c'est une autre histoire.

Grand Jacques

le mercredi 13 décembre 2006


J'y pensais, j'en parlais, je le planifiais, j'y réfléchissais, je l'ai fait.

Je suis allée chez Dessange, j'ai fait couper quelques centimètres de mon opulente mais sèche chevelure et j'ai ordonné à la coloriste de l'éclaircir.

Notez bien, je n'ai pas demandé à devenir blonde. Je lui ai juste dit : Je voudrais éclaircir. Ce qui ne semblait pas poser de problème insurmontable.
En bonne professionnelle, la coloriste a décidé d'emblée qu'il fallait procéder à un balayage, pas à une coloration uniforme - bon, très bien. Que la teinte qui m'irait le mieux était une sorte de blond vénitien - "un blond avec une très légère pointe de roux, quelque chose de naturel" - ma foi, pourquoi pas. Qu'elle allait le travailler "en californien, de manière à éclaircir l'ensemble sans avoir l'effet racines" - eh bien dites-moi, tout cela est fort alléchant.
J'ai dit banco. Vous en auriez fait autant à ma place.

Mais vous, en revanche, vous auriez sans doute râlé en voyant que le temps passait sans que l'on s'occupe de vous. Arrivée à 9h30, heure fixée pour mon rendez-vous, j'ai été prise en main par la coiffeuse et la coloriste quelques minutes plus tard - et là, ce fut le drame.
Chez Dessange, on fait la coloration avant de couper les cheveux si et seulement si c'est une coloration uniforme - ce que j'avais demandé en prenant rendez-vous. Las, si c'est un balayage, comme la coloriste en a finalement décidé sur place, on le fait après la coupe. Ce qui, donc, n'était pas prévu. Et ce à quoi la fabuleuse organisation de la chaîne de coiffure la plus prout-prout et la plus onéreuse de France n'a pas été foutue de faire face.

J'ai donc attendu : avant le premier shampooing ; après le premier shampooing ; avant la coupe ; après la coupe ; avant le premier brushing ; après le premier brushing ; avant le balayage ; après le balayage ; avant le deuxième shampooing ; après le deuxième shampooing ; avant le deuxième brushing ; pendant le deuxième brushing. Après le deuxième brushing, quand l'ensemble était enfin terminé et qu'il s'est agi de payer, là, en revanche, je n'ai pas attendu, c'est allé remarquablement vite.

Tant et si bien que je suis sortie du salon, je pense que vous n'allez pas le croire, à presque 13h30.
Quatre heures pour une coupe et un balayage.
J'ai vu passer nombre de clientes pour qui, en une heure, une heure et demie, deux heures maxi, l'affaire était réglée, et qui manifestaient quelque étonnement à me laisser en partant à l'endroit exact où elles m'avaient trouvée en arrivant, dans un état à peine plus avancé. J'ai pu lire tous les magazines du salon, au point d'avoir mal à la tête. (Les derniers, je les ai fait durer en détaillant même les pubs, de peur qu'ils ne m'accompagnent pas jusqu'au bout.) J'ai poussé moult soupirs de mécontentement, mais je n'ai pas osé me lever en déclarant "Ca suffit, maintenant vous vous occupez de moi, je veux être sortie d'ici dans trois quarts d'heure maxi, j'ai autre chose à faire".

Bon. Mais le résultat ? vous entends-je supplier, impatients de savoir ce qu'il en est maintenant que j'ai rejoint le clan des crânes dorés.

Le résultat ? réponds-je en masquant tant bien que mal ma déception sous le ton vaguement snob qui sied si bien à la clientèle du grand Jacques. Le résultat ?...
Mauvais.
C'est simple, clair et précis.
Oh, je ne suis pas défigurée, non, je ne croise pas de regards effrayés en chemin et je récolte même des compliments spontanés de la part de pas mal de monde (en même temps, qui pourrait me dire "Ah non mais c'est moche, ça ne te va pas du tout" ?... ma mère le pourrait, mais je ne l'ai pas encore revue). A mes yeux, du moins, ça n'est pas très chouette.

Le fameux blond vénitien s'avère être très proche d'une couleur que, personnellement, j'appelle le jaune. Or (c'est le cas de le dire), j'aurais voulu du doré, du sable, du miel, tout et n'importe quoi, mais pas du jaune. Quelques mèches plus claires rendent la chose à peu près supportable, mais en aucun cas acceptable.

Quant au célébrissime balayage californien signé Dessange, c'est une arnaque intersidérale d'une ampleur à couper le souffle. Ce procédé, censé reproduire l'effet d'éclaircissement naturel du cheveu - sombre à la racine et progressivement plus clair jusqu'à la pointe - et donc éviter l'effet racines puisque celles-ci restent de toute façon naturelles est en fait, tout simplement, un effet racines en soi.
On a donc l'impression que mon balayage a deux mois alors que je sors à peine de chez le coiffeur.
Dire qu'il y a peu, je regardais mes racines naturelles tranchant sur la démarcation de mon ancienne couleur en songeant : "Bientôt, ce sera fini, ça !" Aujourd'hui, j'ai toujours les racines, la nouvelle couleur tranche encore plus violemment et je me suis pris 80 euros dans la gueule.

Soyez assez gentils pour considérer que si j'arrive à tenir six semaines comme ça, ce sera bien le maximum que je pourrai faire.

Au fait, tiens, parlons-en, de ces 80 euros. 80 euros pour une coupe, un balayage, un brushing, un shampooing et un soin, donc. (Pour votre information, le soin consiste en trois gouttes de produit supplémentaire sur les cheveux après le shampooing.) Sachez que si je ne paie que 80 euros au lieu des 130 (non, vous ne rêvez pas, buvez donc un verre d'eau, là, ça va mieux ?...) que coûte réellement l'ensemble de la prestation, c'est grâce à une miraculeuse réduction pour étudiantes... dont je ne bénéficierai plus à partir de 2007 puisque j'ai 26 ans révolus.
Vous me voyez dépenser 130 euros tous les trois mois pour un balayage moche ? Non, hein ? Et puis, qui a soufflé "et le petit geste commercial pour se faire pardonner du temps scandaleusement long que tu y as passé" ?... Il faut arrêter de rêver, mes enfants.

Je ne crois pas délivrer une conclusion trop surprenante à cette anecdote si je vous dis qu'on ne m'y reprendra plus. Dorénavant, j'irai me faire balayer les cheveux en blond normal, à partir de la racine comme tout le monde, pour 60 euros tout compris, dans un salon moins chicos mais peut-être plus fiable où je ne risquerai pas de perdre toute une matinée.

Non mais.

Le titre est inspiré d'une chanson de Jacques Brel que je n'ai pas trouvée sur Radio.Blog.Club :

Tais-toi donc, grand Jacques
Que connais-tu de l'amour
Des yeux bleus, des cheveux fous
Tu n'en connais rien du tout
Et dis-toi donc, grand Jacques
Dis-le toi bien souvent
C'est trop facile
C'est trop facile
De faire semblant

Sauver sa peau, 2/2

le vendredi 1 décembre 2006

Suite narrative et logique du précédent.

L'adolescence passant, ma peau cessa d'être grasse et acnéique et trouva son véritable type, non chamboulé par la mise en place chaotique des hormones, qu'elle a conservé depuis : mixte. (Je suis profondément favorable à la mixité, ça tombe quand même drôlement bien.)
Je sais cela depuis belle lurette maintenant et je pars du principe que si je ne veux pas qu'elle se dessèche, ce qui, rappelons-le, la rendrait grasse par réaction, il faut la nourrir. Ce n'est pas faux, notez bien ; c'est juste un peu incomplet : il faut la nourrir selon ses besoins et selon ses besoins seulement.

Or, abstraction faite de ces besoins, j'ai passé environ six ans, selon mes calculs les plus récents, à la couvrir d'une épaisse couche de Nivéa Soft soir ET matin. Oui mesdames, oui mesdemoiselles, oui messieurs, j'utilisais la crème Nivéa - en quantités fort généreuses - comme crème de jour, je ne sais pas si vous voyez le désastre. Et en plus, j'en étais fière, allant jusqu'à la recommander à une innocente petite internaute qui demandait conseil à ce sujet sur le blog d'Hélène alors qu'elle ne m'avait rien fait, la choupinette. Bon sang, j'espère qu'elle a suivi tous les conseils sauf le mien, je devrais peut-être lui envoyer un mail pour lui demander pardon.

Cette catastrophe d'ordre quasi-planétaire durerait encore si je n'étais entrée il y a quelques jours, pour complètement autre chose, dans l'une des boutiques du Body Shop dont je vous chantais les louanges pas plus tard que naguère. (J'y vais au minimum une fois par mois, j'ai donc souvent l'occasion d'y découvrir de nouvelles petites choses.)

Mon intention première était d'y acquérir un soin un peu sérieux pour la peau du contour de l'oeil - cela fera l'objet d'un ou deux de trente-six mille autres posts - et un masque, parce que je trouvais que j'avais le teint tristounet et que je souhaitais le vivifier un peu en le chouchoutant - oui, le teint, ça se "chouchoute", c'est le terme qui proportionnellement apparaît le plus sur les blogs portant sur le maquillage et les soins pour dames - plus en profondeur une fois de temps en temps.

Le problème, c'est que le choix légendaire du Body Shop m'empêcha rapidement de faire mes emplettes toute seule : "revitalisant", "purifiant", "rééquilibrant"... Grand Dieu, mais lequel de ces masques merveilleux, aux noms et aux senteurs tous plus attirants les uns que les autres, pouvait bien m'aller ? Je fus contrainte, vous en conviendrez, de réclamer l'aide d'une vendeuse, qui s'occupa de moi avec toute la gentillesse et la dévotion qu'une jeune fille peut souhaiter en pareil cas (et là, je suis vraiment sincère).

Il ne lui fallut pas deux minutes pour découvrir que ma peau était mixte - elle a l'oeil, la nana - et que ma crème de jour ne me convenait pas, mais alors pas du tout. Elle se figea quand je lui dis ce que je me collais sur le bout du nez chaque matin et déclara : "Ah, mais... enfin, c'est une bonne marque mais c'est beaucoup, beaucoup trop riche pour votre visage !"

Trop riche, la crème Nivéa ? Je me voyais déjà rejetant des nutriments par les pores de la peau. Horreur. En pensée, mon gros pot blanc passa instantanément de la tablette de la salle de bain à la poubelle qui, comme chacun sait, est toujours à portée de main chez moi.

"La preuve, renchérit la belle, c'est qu'elle vous nourrit trop et ne vous hydrate pas assez. Je le vois d'ici, votre peau manque d'hydratation et reçoit trop d'agents gras, c'est pour ça que vous avez des petits boutons, ce n'est pas de l'acné."

Ô tremblements célestes, découverte sidérale, ô merveille de la nature et réjouissance de l'intellect ! "Trop nourrie et pas assez hydratée" ! Jamais, jamais je n'aurais cru que d'aussi fines, d'aussi subtiles, d'aussi indispensables nuances pouvaient exister en cosmétologie. Et pourtant, je dois m'incliner : cela signifie tout simplement que si je continue à m'accrocher à cette crème d'un autre siècle, je ressemblerai dans quelques mois à peine à une petite pomme ridée et grasse couverte de boutons !

C'est donc en larmes et dans un état de détresse absolue que je lui demandai de me sauver, de me tirer de là en lui promettant ma reconnaissance éternelle. Elle le fit en me conseillant un masque adapté à mon cas, une crème de jour idem - rééquilibrante, aux algues, hydratant en profondeur SANS surcharger la peau en agents gras - ainsi que trois produits pour le contour des yeux alors que je n'en voulais qu'un. Mais ça, c'est une autre histoire.

Si en cet instant précis vous riez sous cape en vous disant que la facture a dû être salée, sachez que 1. vous n'avez pas complètement tort, 2. l'aimable personne me combla toutefois en m'offrant une trousse remplie d'échantillons d'une taille fort honnête - un mascara, un soin des lèvres, un démaquillant pour les yeux et une autre crème de jour pas trop riche non plus - et quatre doses d'essai de masques et d'exfoliants, ainsi qu'un poinçon supplémentaire sur ma carte de fidélité. Je peux vous dire qu'avec ce que je leur ai laissé dans la caisse ce jour-là, je pense l'avoir amplement mérité.

C'est déjà fini ?... Oui, mais je connais votre délicatesse et je SAIS que vous avez une pensée pour ma crème Nivéa Soft. Enfin tout de même, vous dites-vous, cette crème, elle n'y peut rien, elle l'a accompagnée fidèlement pendant des années et la voilà mise au placard du jour au lendemain, sans un merci, sans un au revoir, sans un je sais que c'est pas facile mais l'ANPE vous aidera, rien ?... Rassurez-vous, charmants lecteurs : je n'ai pas jeté mon pot de crème Nivéa, je l'ai reconverti en crème pour les jambes, la poitrine et le cou. Et qui sait, si l'hiver est particulièrement rude, peut-être qu'une petite noisette sur le visage de temps à autre, le soir bien sûr, jamais plus le matin, sera la bienvenue.

(Il m'en reste quand même plus de la moitié, je ne suis pas folle au point de fiche tout ça en l'air d'un coup.)

Sauver sa peau, 1/2

le mercredi 29 novembre 2006

Il y a encore une quinzaine de jours, je glissais sur la pente dangereuse des soins de peau inadaptés à ce qu'on a, et laissez-moi vous dire que prendre conscience qu'on se maltraite le visage sans scrupules depuis des années, ça fait un choc.
Heureusement, en l'espace de quelques minutes seulement, j'ai découvert à la fois le problème et sa solution - et le prix de sa solution, mais quand on aime, on ne compte pas.

Je m'explique.

Alors que je n'étais encore qu'une adolescente ignorante des choses de la vie, je demandai un jour à ma mère de m'acheter au supermarché une crème hydratante pour le visage.
Je venais en effet d'apprendre que même quand on a de l'acné et, corollaire de l'acné, la peau plutôt grasse, il est hors de question de la dessécher comme une malade (sinon, par réaction, elle devient encore plus grasse. Tout cela est rigoureusement vrai et logique).
J'avais donc arrêté de me laver le visage au savon ; j'étais passée au pain dermatologique - également connu sous le nom merveilleux de "savon sans savon" - et à l'hydratation intense et biquotidienne de la peau. Vous l'avez deviné, je venais de tomber dans le grand cycle féminin des crèmes hydratantes et nourrissantes, et j'y resterai probablement jusqu'à la fin de mes jours, pour mon plus grand bonheur.

La raison pour laquelle je chargeai ma mère de faire cet achat, c'est que j'estimais qu'elle était bien plus compétente que moi en la matière ; et la raison pour laquelle je lui demandai de le faire en supermarché, c'est que j'étais précisément en train de remplir la liste des courses du lendemain, sur le mode : "Ah oui, et note aussi : huile d'olive... Oeufs... Tomates... Euh, fromage râpé... - Et tiens, m'man, tant qu'j'y pense, tu m'prendras d'la crème hydratante pour le visage ? - Oui mais NOTE-LE, sinon après j'oublie".

Le lendemain, l'auteure de mes jours revint du supermarché avec un pot de crème Nivéa Soft. Nivéa, parce qu'elle avait vu sa propre mère - à la peau très, très sèche - se tartiner de cette marque mythique pendant des années et qu'elle estimait non sans raison que ça lui réussissait plutôt bien ; Soft, parce qu'elle devait penser que ce pot de plastique blanc avait une allure plus moderne que le pot de métal bleu que tout le monde connaît et que la crème, étant moins brute de décoffrage que celle de son enfance, devait parfaitement convenir à une jeune fille en quête de douceur pour ses joues fraîches.

Hélas, elle avait oublié que si sa propre mère et elle-même étaient dotées de la peau fine et sensible des Slaves, j'avais, moi, hérité de celle de mon père, plus résistante et plus grasse comme évoqué plus haut, et que cette crème miracle n'était absolument pas faite pour moi.

La bonne nouvelle, chers lecteurs, c'est que malgré cela, j'ai utilisé la crème Nivéa Soft avec constance et enthousiasme depuis ce jour, persuadée qu'une crème aussi nourrissante était forcément bonne pour ma peau. J'avais même un argument imparable pour la conseiller autour de moi : quand tu n'as pas le teint lisse, qu'il se brouille et que tu chopes des petits boutons (fréquent en cas de règles / stress / manque de sommeil / manque de lumière, c'est-à-dire, l'un dans l'autre, tous les jours), tu te tartines la tronche de Nivéa avant d'aller dormir et le matin, au réveil, pfuit !... plus rien, tout a disparu et ta peau est lisse et douce comme celle d'un bébé.

C'est vrai, mais ce n'est pas grâce à Nivéa ; c'est grâce au sommeil, qui lisse naturellement et détend tous les types de peau (c'est pour ça que bien dormir est le produit de beauté n°1 toutes catégories confondues). La preuve, c'est que dans la journée, les boutons et imperfections réapparaissent dare-dare.

La suite au prochain épisode, Sauvez sa peau, 2/2, en lecture sur ce blog... je ne sais pas quand.

L'enseigne ment ?

le dimanche 19 novembre 2006

('Scusez-moi, je n'ai pas pu m'en empêcher. Même si ça n'a qu'un rapport assez flou avec ce qui suit, c'était vraiment trop tentant.)

Chose promise, chose due, voici le premier post cent pour cent girlie de ce blog, vous étiez prévenus.

Je suis depuis toujours une Sephora-addict. Je ne conçois pas d'après-midi shopping sans une halte conséquente dans ce que je considérais jusqu'à il y a peu comme le temple suprême de la beauté, du glamour et du chic (avec l'avantage que l'on connaît, qui est que Sephora diffuse aussi bien Gemey que Chanel et que cela permet d'y faire des emplettes quel que soit votre budget de départ). Aucune enseigne ne pouvait à mes yeux rivaliser avec celle-ci.

Il faut savoir que j'ai grandi dans une ville où il n'y avait pas d'autre magasin de beauté que Sephora, exception faite du rez-de-chaussée des Galeries Lafayette dans lesquelles, personnellement, je ne suis pas entrée avant un âge fort avancé (je trouvais que c'était trop dadame). Tous mes fantasmes beauté d'adolescente et de toute jeune fille ont donc pris racine là et j'ai passé des années à rêver du moment où je pourrais me maquiller librement et venir y choisir mes petits produits en toute quiétude.

Quand ce moment est arrivé, je suis devenue quelque chose comme une actionnaire du groupe Sephora, sauf qu'à la différence de ceux qui sont déclarés comme tels je ne tire aucun bénéfice numéraire de cette activité : je me contente de mettre (souvent) des billes dans l'affaire. Je détiens donc la carte de fidélité, d'un noir et blanc ultra-snob à l'image du décor des boutiques, qui me donne droit à 10% de réduction de temps en temps sur les produits de mon choix pendant toute une journée, à cinq euros offerts pour un achat de cinquante minimum une fois par an environ et à des ventes privées où tout est à 20%, mais uniquement dans la boutique Sephora que je fréquente le plus souvent - la dernière a eu lieu un jour où je n'étais pas sur place. Dans le baba.

Or il se trouve que pour des raisons que j'ignore, et que je n'hésiterais pas à qualifier de divines si je n'avais conscience que beaucoup de personnes ne peuvent partager cette opinion et se contenteront d'y distinguer la patte du hasard qui, comme chacun sait, etc etc*, je suis entrée un jour, il y a un peu moins de six mois, dans une boutique du Body Shop pour y acheter des produits dont j'aurais très bien pu - et même, en toute logique, dû - dénicher les stricts équivalents dans mon enseigne habituelle.

Parce que bon, j'ai beau être attachée à mes petites habitudes, je ne suis pas intégriste pour autant et je reste ouverte à toutes sortes de nouveautés dès lors qu'elles répondent à certaines exigences. Il m'était donc arrivé d'entrer au Body Shop (de même qu'il m'est déjà arrivé d'entrer aux Galeries Lafayette, chez Marionnaud ou même chez Yves Rocher, je n'ai pas honte de l'admettre) et j'y avais repéré une ou deux bricoles attirantes, par exemple une brosse à cheveux à picots de bois alors que Sephora n'en vend qu'en plastique ou en poils de sanglier. Alors que le picot de bois, excuse-me mais ça a une classe folle, quand même.

Et comme je ne crache jamais sur une bonne affaire, quand une vendeuse me proposa d'acquérir la carte de fidélité du Body Shop en m'expliquant qu'elle me vaudrait une remise de 10% sur tous mes achats, ainsi que 10 euros offerts au quatrième achat de plus de 20 euros et 15 au huitième, j'ouvris des yeux grands comme la bouche d'Hilary Swank et décrétai qu'il était hors de question que je vive une minute de plus sans cette carte magique.

Depuis ce jour, j'ai nettement versé dans le camp des Body Shop-addicts. Et curieusement, c'est précisément ce qui, hier, me rendait folle de Sephora qui m'en éloigne aujourd'hui.

Je trouve cette enseigne trop clinquante, et le Body Shop plus naturel ; Sephora peu original, commercialisant surtout des marques très répandues - quels que soient leurs prix - et peu de marques confidentielles, alors que le Body Shop n'hésite pas à créer et à innover tous les ans ; Sephora vendu au grand capital, et le Body Shop plus éthique (mais bon, euh... je crois qu'il a été racheté par l'Oréal il y a quelque temps). La liste pourrait s'allonger à l'infini.

Il va de soi que je n'ai pas été payée pour vous faire cette publicité : mon blog reçoit deux visiteurs et demi par jour, qui croyez-vous que ça intéresse ?... Allons, allons, un peu de sérieux. Non, je crois que je suis simplement en quête de pureté, en quête de nature, en quête d'authenticité, en quête d'une identité revitalisée, quelque chose qui, je ne sais pas, moi, m'ancre dans le sol, me donne des racines et de la sève.

D'ailleurs, j'espère que vous savez que dans le même genre, mais en encore plus roots, il y a un rayon beauté et bien-être absolument fascinant chez Nature et Découvertes.

Il faudra que je prenne le temps de vous parler de Nature et Découvertes, un jour.

* N'empêche, vous seriez surpris d'apprendre tout ce que Dieu a fait pour moi ces derniers temps. Même moi, il m'arrive de ne pas en revenir.

Spéciale dédicace à Giant Panda à qui j'ai tenté d'envoyer cette chanson par mail sans me douter que le fichier était verrouillé à mon nom (vive iTunes). La voix de la chanteuse peut déplaire, j'en suis consciente ; mais l'alliance entre langue française et sonorités orientales est extrêmement séduisante.


PS. Mway, je say, je suis dans une phase posts-vraiment-hyper-longs. Et naan, je peux pas vous dire combien de temps ça va durer.

Pas la moitié d'une fille

le vendredi 17 novembre 2006

Etant établi que

- depuis que j'ai découvert le blog de fille d'Hélène, je suis l'une de ses lectrices vraiment régulières parce que j'apprends beaucoup sur sa page en matière de girlitude ;

- je suis moi aussi très fille quand je le veux, et même sans le vouloir parce que j'ai été plus ou moins élevée comme ça et que, croyez-le ou non, ça a très bien pris sur moi, si bien que la beauté fait partie de mes centres d'intérêts primordiaux (et je dis bien "fait partie" et fait partie SEULEMENT) ;

- je cherche depuis que je suis sous DotClear* à renouveler les thématiques de ce blog, et ce, en dépit de la disparition prochaine des pin-ups qui l'ont accompagné dans ses premiers jours d'existence (eh oui les amis, je vous avais prévenus) (l'un des inconvénients majeurs d'un layout auquel on ne touche pas soi-même, c'est de tomber un jour sur un blog exactement similaire, et je peux vous dire que ça fait bizarre) ;

- je suis quand même dotée d'une bonne formation de base en la matière et donc capable de donner toutes sortes de renseignements hautement précieux et intéressants pour les personnes qui viendraient à lire les posts concernés,

je vous signale, mesdames et mesdemoiselles (je ne crois pas m'avancer trop, messieurs, en disant que vous serez probablement moins attirés par le sujet), que la catégorie de ce blog intitulée Pas la moitié d'une fille, qui rassemblait déjà mes péoccupations typiquement féminines, comme devenir blonde, au hasard (pffff fichus clichés, tout de même, m'en voici prisonnière), contiendra désormais également des posts à la Hélène qui comporteront donc, comme il se doit, mes conseils et mes expériences beauté. En toute modestie, et sous vos applaudissements.

Et au cas où vous vous demanderiez d'où vient ce titre, voici l'histoire en deux mots :
L'autre jour, comme un ami me réclamait un stylo pour noter quelque chose en vitesse, je sortis de mon sac le petit griffeur qui ne le quitte jamais parce que c'est quand même 'achement pratique d'en avoir toujours un sur soi. Il se trouve qu'il est rose vif, que l'encre qui en coule est violette et que le dessin qui l'orne est une tête de vache ornée de l'inscription "Lorine, la kokine". C'est mon choix droit.
Ce que voyant, mon camarade me déclare le plus sérieusement du monde : "Eh ben !... Tu n'es pas la moitié d'une fille, toi."
Merci à lui pour ce bel intitulé.

* Oui oh c'est bon, je vois tout de suite les jeux de mots graveleux qui peuvent pointer, merci de vous abstiendre, j'y ai pensé moi-même.

La route vers la blondeur (nouvel épisode)

le dimanche 5 novembre 2006

Vous croyiez que j'allais vous lâcher avec ça, hummm ?... Vous pensiez peut-être que j'avais oublié, que j'allais tourner la page, que les appels lumineux du désir de la blondeur s'étaient éteints ?

Que nenni, gentils lecteurs. Je suis en train, au contraire, de mettre au point ma stratégie de blondification progressive en 1. examinant les diverses possibilités qui s'offrent à moi pour un premier éclaircissement de mon opulente chevelure, 2. collectionnant les photos de blondes (célèbres ou pas) pour inventer le blond qu'il me faut, 3. passant en revue les divers clichés collés aux blondes pour les démolir un à un, 4. fixant une date.

Je dois avouer que l'ensemble de ces opérations prend un tour plutôt satisfaisant. Commençons par le plus simple, la date : je place ça fin novembre-début décembre (soit, tout simplement, la prochaine fois que j'avais prévu d'aller chez le coiffeur de toute façon). (C'est bien, c'est raisonnable, je ne suis pas fille à foutre 95 euros en l'air comme ça, prématurément.) (Oui, je pense que ça ira chercher environ dans ces eaux-là.) Pour le reste, eh bien je pense qu'à ce prix, la coloriste pourra se fendre de quelques conseils à mon encontre : balayage ou couleur unie, éclaircissement modéré ou plus radical (pas trop radical non plus, quand même), blond miel ou plutôt froid... Ouh là là, je me réjouis. Je sens que cette séance va ravir pour un bout de temps mes aspirations régulières à plus de girlitude dans la vie de tous les jours.

Quelques questions essentielles, vous vous en doutez, accompagnent cette réflexion approfondie.

Est-ce que, quand on est blonde, on a forcément l'air d'une pute ?
NON. La preuve en image :



Est-ce que, quand on est blonde, sans parler d'avoir l'air d'une pute (ce qui est peut-être un peu excessif), on fait forcément vulgaire ?
NON PLUS. La preuve en image :



Est-ce que, quand on est blonde, on est forcément nunuche (parce que fausse blonde = préoccupée de son apparence, préoccupée de son apparence = superficielle et superficielle = nunuche) ?
PAS DAVANTAGE. La preuve en texte, et la preuve en image :



Est-ce que, quand on est blonde, on est forcément fade ?
TOUJOURS PAS, REESSAYEZ PLUS TARD. La preuve en image :



Je crois que c'est clair (c'est le cas de le dire) : je n'ai plus qu'à prendre rendez-vous.

**********

Sources des photos : Scarlett ; Madonna ; Marilyn. Et, euh... oui, je sais, elles dépassent.

BA (?)

le vendredi 20 octobre 2006

Je suis un peu comme tout le monde (puisque je vous le dis) ; j'ai, dans mon armoire, quantité de vêtements qui sont encore en bon état parce que je suis quelqu'un de soigneux, mais que je ne porte pas parce qu'ils ne sont plus à la mode, ne me plaisent plus (voire ne m'ont jamais tellement plu) ou ne correspondent tout simplement plus à la façon dont je m'habille (tout ce qui relève par exemple du look "éternelle étudiante" dont je suis un peu revenue. Finalement).

Parfois, comme j'éprouve quelque scrupule à ne pas donner une seconde chance à ces laissés-pour-compte, je les porte quand même. C'est alors encore pire : je me sens laide, moche et paysanne. Surtout si je croise l'une de ces filles, vous savez ? de celles qui sont impeccables du sommet de la tête à la pointe des pieds en ayant juste l'air d'avoir enfilé ce qui leur tombait sous la main. Là, je me le dis tout net (et en silence, je ne peux me permettre d'étaler au grand jour mes petits colloques personnels) : "Ok, ma fille, tu as définitivement l'air d'un sac."

Donc, il faut faire quelque chose. Et le faire vite. Ces vêtements ont droit à une vie digne de ce nom et j'ai droit à une silhouette digne de ce nom. La situation peut paraître explosive et sans issue, mais je suis convaincue du contraire et je veux oeuvrer pour la paix.

Je me suis donc trouvé un médiateur : l'Armée du Salut. J'ai supposé - un peu vite, peut-être, mais enfin je l'ai supposé - que l'Armée du Salut ramassait les vieux vêtements et qu'un gros sac bourré à craquer de pièces propres, en excellent état et pour certaines de très bonne qualité, l'intéresserait.

Je dois avouer qu'il y a une certaine culpabilité à se dire : "Je considère que des vêtements qui ne sont plus assez bien pour moi (et pas pour des questions de taille, hein) seront encore assez bien pour d'autres." Comme si ces autres avaient un niveau d'exigence inférieur au mien au simple motif qu'ils ne peuvent se permettre financièrement d'avoir le même. Ce n'est pas à proprement parler une idée confortable et j'en viens à me demander si ce principe, donner ses vêtements au lieu de les jeter parce qu'ils "peuvent encore servir", n'est pas davantage une façon de me tranquilliser qu'une véritable bonne action.

En même temps, bonne action, ne rêvons pas. Je n'ai jamais été très branchée humanitaire. Je sais donner en fonction de mes moyens mais je ne peux pas dire que je me sente hyper-concernée par la pauvreté en France. Je passe trop de temps à me demander comment je vais assurer mon propre avenir - mon CDD prend fin en août prochain - argggghhh - pour en avoir à consacrer à l'avenir des autres. C'est probablement un tort, et j'y viendrai peut-être un jour.

Mais pour l'heure, savez-vous quelle fut ma première pensée qand j'eus fini de remplir mon gros sac et que quelques piles de mon armoire s'en trouvèrent sérieusement allégées ?...

Chouette, je vais devoir pouvoir aller faire du shopping.

Foutue société de consommation, va. J'ai honte.


Pour rester dans le ton, l'une de mes chansons favorites - et fort injustement méconnue - d'une icône de la société de consommation. Monte un peu le son, c'est... différent.

Blonde on blonde

le jeudi 12 octobre 2006

"Chéri, j'ai envie de devenir blonde.
- Ah ça y est, ça te reprend ?
- Ben oui, tu sais bien, j'ai des phases.
- ...
- Bon, dis-moi.
- ...
- Dis-moi ce que tu en penses.
- Je pense que tu devrais commencer par lire moins de livres, ça sera plus simple.
- Pfff ! (Moue méprisante.)
- Oh, ça va, on peut rigoler, quand même !...
- Mais tu sais très bien ce que je pense des blagues sur les blondes. Pour moi, c'est du niveau des blagues racistes.
- Okay, okay, c'est bon.
- Bon, maintenant sérieusement, dis-moi ce que tu en penses.
- Ecoute, maintenant sérieusement, je pense que tu n'as pas besoin de ça.
- Comment ça, pas besoin ? Tu veux dire que je suis déjà assez belle comme ça ? (Je roucoule.)
- Oui.
- Ooooooh, bichooooouuuu... (J'exulte.)
- Je veux dire que tu te fais déjà assez draguer comme ça par des types minables et que ça me fait stresser. Si tu étais blonde, j'aurais peur que tu sois embêtée tout le temps."

Okay. Là, je pense à mon amie Lina, la reine de la (fausse) blondeur éclatante, qui a carrément arrêté de prendre les transports en commun et ne circule qu'en voiture depuis qu'elle ne peut plus monter tranquille dans le métro. (Au prix où sont l'essence et les parkings, il fallait vraiment qu'elle n'en puisse plus, je pense.)

La (fausse) blondeur éclatante est donc dangereuse, c'est un fait. Mais si l'on veut bien pousser un peu plus loin l'analyse, il faut savoir que Lina a aussi le visage d'ange, les grands yeux bleus, la voix douce et cet indéfinissable supplément de charme, de grâce et de féminité que je n'aurai jamais. C'est bien simple : à ses côtés, j'ai l'air tantôt d'un garçon,tantôt d'une paysanne. Donc, il y a peu de risques que je devienne du jour au lendemain un sex-symbol harcelé par des inconnus au simple motif que ma couleur de cheveux a changé.

Conclusion : la prochaine fois que j'y vais, j'en parle à mon coiffeur.

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Photo : une petite blonde. Vient de .

Brève capillaire

le mardi 1 août 2006

Je dois me retenir très fort pour ne pas appeler mon salon Jacques Dessange favori (oui, je n'hésite pas, je leur fais de la pub, à 95 euros la couleur + soin + brushing ça vaut VRAIMENT le coup) et aller me faire tripoter un peu la tignasse - non pas la raser, ni même la raccourcir vraiment, même si les températures actuelles pourraient m'en donner l'envie, mais juste la structurer un peu, selon la fameuse devise des filles à cheveux longs qui veulent une vraie coupe sans perdre la longueur. Un joli dégradé, une grosse frange, un mouvement moderne, ce genre de coquetteries. J'en profiterais pour faire rafraîchir la couleur, un joli brun chaud qui, depuis quelques semaines, vire au châtain clair mou du genou (et presque roux sur les bords).

Mais bien sûr, comme je suis une fille raisonnable qui avait décidé qu'elle ne retournerait pas chez le coiffeur avant début septembre, je vais attendre. Au moins trois semaines. Disons.

Là-dessus, braves gens, je vais quitter pendant huit jours le petit appartement confortable dans lequel j'ai accès à Internet, et donc me trouver dans l'incapacité de bloguer et de vous lire pendant ce temps. La suite de mon examen du numéro d'Isa du mois d'août est remise d'autant. A plus tard, et bien le bonjour chez vous.

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Photo : Plastik-Star

Ne dites rien à ma mère, elle croit qu'en vrai je suis fleuriste

le lundi 24 juillet 2006

Pour celles de nos lectrices qui voudraient savoir en quelques mots comment réussir un bal de fin d'année d'école d'ingénieurs, voici nos conseils les plus frais en la matière puisque directement inspirés de notre expérience de ce week-end.

1. Ne vous comparez pas aux autres filles présentes dans la salle. Ni physiquement, ni intellectuellement. Physiquement, parce que vous devez vous souvenir que vous êtes une princesse dont un homme génial est amoureux au point de vouloir faire sa vie avec vous, et que ce n'est pas cette mijaurée en robe du soir pourpre et au physique d'actrice porno qui va changer les choses, même s'il suffit qu'elle batte d'un cil pour que cinq types se ruent au bar lui chercher une coupe de champagne (alors que vous, vos coupes de champagne, vous devez vous les remplir toute seule). Vous êtes définitivement aussi bien qu'elle, quels que soient votre tour de poitrine et votre couleur de cheveux. Et intellectuellement, parce que si vous creusez un peu et que vous essayez de parler avec d'autres dignes représentantes du sexe féminin de ce qui vous intéresse vraiment, vous risquez de finir la nuit sur l'autoroute la plus proche, écrasée par un gros camion sous lequel vous vous serez jetée par désespoir quant à l'avenir des jeunes Françaises.

2. Ne laissez pas votre frère choisir vos interlocuteurs à votre place, et ce même s'il connaît tout le monde (logique, c'est lui qui vous a fait venir). N'oubliez pas que votre frère et vous n'avez pas du tout la même notion du "sympa", du "gentil" et de l'"intéressant", et qu'un de ses camarades préférés risque de vous ennuyer au point de vous endormir debout. Enfin, à bas la politesse, s'il vous demande comment vous l'avez trouvé, ne dites surtout pas "ça va, il est cool" ; il va prendre cela pour une expression d'enthousiasme et s'arranger pour vous faire inviter à danser. Répondez donc honnêtement : "Ben franchement, je comprends qu'on puisse apprécier sa compagnie, mais moi, il me donne envie de partir faire le tour du monde en tongs en solitaire. Tout de suite."

3. Ne vous laissez pas renverser une seule goutte de champagne sur les pieds. Si ça arrive, retournez-vous d'un bloc et engueulez copieusement le coupable en vous arrangeant pour que beaucoup de monde assiste à la scène, de manière à ce qu'ils soient tous bien prévenus de ce dont vous êtes capable. Vous êtes une fille en robe de bal et escarpins, merde alors. En revanche, n'hésitez pas, vous, à arroser généreusement du contenu de votre coupe les gens qui vous entourent pour bien manifester votre présence (surtout que vous n'avez pas le choix puisqu'à partir de trois heures du matin environ, vous n'êtes plus capable de tenir votre coupe droite).

4. Ne discutez pas de votre frère dans son dos avec tous ses copains. Ils vous révéleront des choses que vous n'avez pas à savoir, et un jour ou l'autre, vous le regretterez. Pire encore : n'essayez pas d'en apprendre davantage sur sa vie amoureuse et/ou sexuelle, il risque de vous entendre et de se (ou de vous) demander de quoi vous vous mêlez. Et là, vous pouvez dire adieu à votre tranquillité sororale et à la confiance qu'il a (imprudemment, le pauvre) un jour placée en vous.

5. Sachez vous arrêter de boire à temps (= avant de vomir) et n'admettez sous aucun prétexte que vous êtes complètement ivre. Si par exemple vous dansez la salsa toute seule à six heures du mat' alors que les responsables de la salle ont déjà commencé à la nettoyer et que la musique s'est tue depuis longtemps, vous avez de fortes chances de vous entendre demander : "Dis donc, tu ne serais pas complètement pétée, toi ?" Là, reprenez vos esprits, arrêtez de bouger et rétorquez sur un ton méprisant : "Mais non, idiot, j'ai seulement mal aux pieds. Tu ne sais pas ce que c'est que de passer toute une nuit sur des talons aiguilles. Toi, en revanche, vu la couleur de tes yeux et l'odeur de ton haleine, je ne voudrais pas habiter dans ton estomac à l'heure qu'il est." Et éloignez-vous dignement (si possible sans trébucher).

6. N'acceptez pas de tour à moto dans vos habits de soirée, même si vous avez apparemment une très bonne raison pour cela (vous avez dormi chez votre frère, votre sommeil fut réparateur, vous êtes donc fraîche et en pleine forme mais vous n'avez sur vous que votre petite robe de bal puisque votre valise est restée à l'hôtel). N'oubliez pas que la petite robe en question, il va falloir la remonter jusqu'en haut des cuisses pour s'asseoir sur l'engin, et que vos fines chaussures à brides et talons ne sont pas faites pour reposer sur les marches nickelées prévues pour le passager. Quoique... Une fille en robe noire et bijoux dorés qui se laisse emporter sur les routes par son frère motard un lendemain de bringue, ça peut avoir un certain charme rock'n'roll (ce que nous ne visons absolument pas de coutume, mais que nous ne dédaignons pas non plus totalement). Un bémol cependant : si vous n'avez pas de lunettes (et je ne parle même pas du casque), vos yeux vont pleurer. C'est physiologique et donc inévitable, mais pas très glamour.

Bôcoup de classe

le mardi 9 mai 2006

Sans me vanter, je suis une fille d'une grande élégance. Ma tenue est toujours soignée, mon maquillage léger mais impeccable et ma coiffure très étudiée (même si, comme c'est le cas en ce moment, mes racines tranchent furieusement sur le reste de la chevelure. Mais ça pourrait être pire : j'ai des pulsions blondisantes, c'est-à-dire qu'impulsivement, je rêve parfois de devenir blonde platine). Je parle posément, mon vocabulaire est plutôt soutenu et je sais me tenir ; bref, j'ai de l'allure.

Et ça va se loger loin, jusque dans les plus petits - et apparemment les plus prosaïques - détails de ma vie de femme. A table, par exemple, je suis un modèle de délicatesse ; je mange comme un chat, je bois sans même effleurer la surface de l'eau dans le verre, je tiens mes couverts comme si j'avais pris des leçons de maintien à la cour d'Angleterre. Du coup, déjeuner avec moi est en général très intimidant parce que les gens ont vite l'impression - souvent confirmée - de n'être que de gros porcs baveux.

Un exemple ? Un jour où je dégustais avec délices les merveilleux macaronis tomate-fromage que Fiancé avait eu la gentillesse de me préparer, je fus surprise par deux phénomènes périphériques séparément inoffensifs, mais redoutables une fois réunis ; d'une part la température très élevée desdits macaronis, d'autre part un fou-rire invincible qui montait des profondeurs de mon être à la suite d'une blague bien sentie de Fiancé qui, lui aussi, a vraiment beaucoup de classe (il adore dire le mot "bite" à table, notamment. Essayez donc la prochaine fois que vous dînerez en tête-à-tête, c'est absolument irrésistible).

Dans une situation de ce genre, une personne médiocre s'étoufferait, éructerait, apoplectiquerait mais ne laisserait pour rien au monde la moindre particule de macaroni s'échapper de sa bouche. Heureusement, je ne suis pas une personne médiocre ; je suis une personne raffinée, et au lieu de me ridiculiser en me transformant en outre violacée, j'ai tout simplement ouvert la bouche.

Un petit geste qui change tout. Car ce faisant, bien sûr, la nourriture déjà pâteuse qui y était placée et me brûlait le palais fut expulsée illico presto par un soubresaut dû au rire, une demi-douzaine de macaronis à moitié mâchés et encore couverts de sauce tomate atterrirent lamentablement sur la table, entre nos deux assiettes, et y restèrent.

C'était un spectacle d'un goût remarquable.

Je tiens à signaler qu'il faut beaucoup d'amour, de la part d'un homme, pour continuer à désirer une fille qui, si élégante qu'elle soit, a commis cela ; et beaucoup d'amour aussi, de la part d'une fille, pour oser reparaître un jour devant les yeux de celui auquel elle a infligé cette facette si inédite de son propre raffinement.

C'est dire si Fiancé m'est précieux. Et ce n'est pas la moindre de ses qualités.

Je veux un bébé

le samedi 29 avril 2006

Je le sais, pourtant, que ce n'est pas le moment. Je le sais bien. Je ne dirai pas ce que je fais dans la vie (ça ne présente pas un grand intérêt) (pour vous, je veux dire), mais ma situation est encore loin d'être complètement stable et du coup, ce n'est pas le moment. Je gagne un salaire satisfaisant, mais mon statut actuel est provisoire et j'ignore encore quels seront mes revenus dans deux ans, dans trois ans, dans quatre ans, et surtout de quoi seront faites mes journées d'ici là. Décidément, ce n'est pas le moment.

Là où Fiancé m'aide vraiment bien, c'est qu'il me répète de temps à autre : "Moi, tu le sais, dès que j'aurai un salaire, ce sera quand tu veux". Dès qu'il aura un salaire, c'est-à-dire - sauf imprévu majeur - à partir de septembre prochain. Me dire ça à moi, comme si j'étais une fille raisonnable capable de contrôler ses pulsions et de ne pas hululer à la vue d'une personne de moins de sept ans oooooooooooooh mais qu'il est mignooooooooooon je veux le mêêêêêêêêêêême !... Ca ne tient pas debout, convenons-en.

Alors, bien sûr, j'ai des phases. La naissance d'un bébé chez un ami - une petite fille qui de plus, porte mon prénom -, la lecture d'une BD adorable racontant les premières années de la vie d'un jeune couple et donc l'arrivée de leur premier enfant, ce genre de choses, forcément, ne me laissent pas indifférente. J'ai déjà demandé à un jeune papa où il avait acheté son fils pour que je sache où trouver le même le jour où je me déciderai. Ha ha ha. Non, je ne suis pas frustrée et je ne fais pas peur aux gens ; comment ça, de la bave qui me coule des lèvres, où ça, où ça ?...

Nin nin nin nin nin nin nin

le vendredi 21 avril 2006

(Pour comprendre le titre, chantonnez dans votre tête les premiers mots de Holiday, de Madonna. Ca donne "nin nin nin nin nin nin nin". Si ça donne autre chose, je suis désolée, mais ça n'est plus de mon ressort.)

Donc je suis en vacances, et pour fêter ça, je compte prendre aujourd'hui un bain d'environ trois heures et demie (estimation basse). Il va y avoir masque capillaire, friction des cuisses, épilation minutieuse, et vernissage des ongles des pieds (en rouge vif). Hummmmm. Le règne du glamour est en marche.

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Photo : Scarlett Johansson