F.A.Q.
"Ménille Avénale", que signifie ce pseudo ?
Rien du tout, en fait. Il n'a aucun rapport avec mon véritable patronyme, ce n'est pas un anagramme ni un message codé. Il m'est juste venu à l'esprit un jour où mon cerveau oisif cherchait quelque chose à faire pour perdre un peu de temps et je l'ai gardé parce que je le trouve joli : les sonorités sont harmonieuses, les longueurs des mots, équilibrées et l'ensemble, original. Bon, après, on peut voir dans "avénale" la négation de l'adjectif "vénale", ce qui, je crois, serait un néologisme ; ce n'est pas pour me déplaire mais encore une fois, ce n'est pas du tout la raison pour laquelle je l'ai choisi. Il existe également une petite ville italienne nommée Avenale, mais là aussi, c'est pure coïncidence.
Depuis combien de temps blogues-tu ?
Tout compris, depuis octobre 2004, mais le blog de Ménille Avénale (d'abord sur Canalblog) n'existe que depuis le 29 mars 2006. J'ai eu d'autres pages personnelles et d'autres pseudos auparavant, sur d'autres plateformes ; aucun ne durait plus de six mois de suite. Je me lassais aisément de ces identités virtuelles, je finissais toujours par avoir l'impression qu'elles ne m'allaient plus. En fait, il m'a fallu presque un an et demi pour trouver un endroit où être bien sur la toile.
Quelle est la ligne éditoriale de ton blog ?
Je n'en ai pas. Sur Canalblog, j'avais même une sorte de petite devise qui m'a longtemps servi de sous-titre et qui disait : Pas de ligne éditoriale. Pas d'objectif commercial. Pas d'intérêt vital. Ce n'est pas faute d'avoir réfléchi à la question et sérieusement envisagé d'en adopter une, ne serait-ce que pour donner du caractère à mon blog ; il semble tout simplement que j'en sois incapable. Je n'ai pas envie de m'interdire d'aborder certains sujets sous prétexte qu'ils ne colleraient pas avec l'ensemble. J'ai même songé à ouvrir plusieurs blogs : ça viendra peut-être un jour, je n'en sais rien, mais pour l'instant, je me contente de plusieurs catégories sur le même blog.
Est-ce qu'il y a des photos de toi sur le Net ?
Aucune où mon visage soit visible, en tout cas. C'est ma deuxième petite devise de blogueuse : Pas ma tête sur le Net, et je pense qu'elle n'est pas négociable, en tout cas pas dans les conditions actuelles. Le truc, c'est que très peu de gens de ma "vraie" vie sont au courant de mes activités virtuelles. J'ai mes raisons pour les taire et je ne voudrais pas que quelqu'un me reconnaisse sans que je l'aie moi-même décidé. Je sais que la proportion de risques que cela arrive est minime, mais je refuse de tenter le diable.
Que fais-tu dans la vie ?
Je ne le dis pas, pour les mêmes raisons. Cela ne signifie pas pour autant que l'information soit complètement absente du Net, mais par précaution, je limite au maximum le nombre de détails biographiques facilement repérables, que ce soit sur mon blog, dans les forums ou même sur MSN. C'est mon petit côté légèrement paranoïaque et comme je m'en suis toujours bien portée, je continue.
Donnes-tu facilement ton adresse MSN ?
Oh oui, très facilement. C'est la même que mon adresse mail, disponible dans le sidebar. Je ne suis pas souvent connectée mais quand je le suis, j'aime bien ça. Pour que j'accepte les contacts, il suffit que le pseudonyme me soit familier, que je l'aie déjà croisé dans les commentaires de mon blog ou sur les forums que je fréquente.
T'arrive-t-il de rencontrer personnellement des gens connus par le biais du Net ?
Ca m'est arrivé plusieurs fois et ça a concerné, au total, six personnes différentes. Je suis souvent réticente à l'idée de passer du virtuel au réel alors que toutes mes expériences en la matière ne m'ont jamais réservé que de bonnes surprises. Je crois qu'en fait, avec le temps, je sais de plus en plus vite en lisant un blog ou des propos tenus sur un forum si, dans la réalité, il y aurait entre nous des atomes crochus ou pas. En revanche, je ne me suis jamais rendue à de grandes réunions de blogueurs : le nombre me bloque vraiment. Je préfère les petites rencontres, seul à seul ou en petit comité.
Est-ce que toutes les questions de cette F.A.Q. t'ont réellement été posées ?
Absolument. Elles sont toutes rigoureusement authentiques et véridiques. Elles m'ont été posées par des lecteurs, d'autres blogueurs ou des forumeurs, au cours de conversations MSN pour la plupart, de vive voix pour un nombre plus restreint d'entre elles. C'est d'ailleurs comme ça que m'est venue l'idée de mettre en ligne une F.A.Q. plutôt qu'une page de présentation classique. Du coup, la présente F.A.Q. ne se veut pas exhaustive et peut être complétée à tout moment.
Les cinq questions qui suivent me furent posées par Krazy Kitty dans un post où elle s'était proposée d'interviewer ceux de ses lecteurs qui le souhaitaient.
1. La frontière entre ta vie « réelle » et ta vie « virtuelle » est-elle très nette ou mêles-tu les deux univers ?
Non, les deux univers ne sont pas mêlés (ou le moins possible) et la barrière est très nette et très, très épaisse. Surtout dans le sens "vie virtuelle -> vie réelle". Je m'explique : dans ma vie virtuelle, j'évoque des éléments de ma vie réelle - forcément, puisque je n'en ai pas d'autre et que m'inventer une vie complètement imaginaire, ce n'est pas mon trip. Mais comme je le dis un peu plus haut dans cette même F.A.Q., ces éléments sont livrés avec peu de détails factuels pour éviter d'être reconnue sur le Net - première barrière. En revanche, dans ma vie réelle, personne, et je dis bien personne - à part Fiancé - ne sait que j'ai une vie virtuelle. (Un peu plus haut, j'ai écrit "très peu de gens" : je peux préciser davantage, ce n'est qu'un seul et unique gens - à part, bien entendu, ceux dont j'ai fait connaissance dans la vie virtuelle et que j'ai ensuite rencontrés dans la vie réelle, mais le cas est un peu différent.) Personne ne connaît le nom de "Ménille Avénale", personne ne sait que j'ai un blog, que je suis inscrite sur un forum, etc, etc. Et cette barrière-là est imperméable. Il faudrait que je devienne vraiment incroyablement proche de quelqu'un pour lui dévoiler cette vie virtuelle.
2. Tu habites si je ne m'abuse à Lyon (ou dans le Lyonnais), est-ce un choix longuement mûri ou un concours de circonstances ?
C'est un choix. Rien ne m'a amenée ici si ce n'est ma propre volonté, et depuis le temps que je n'ai pas bougé, j'avoue que je n'ai pas à me plaindre de cette décision. Je ne peux pas dire que ce choix ait été longuement mûri, il a même été pris plutôt rapidement, comme s'il s'agissait d'une évidence. Pourtant, ce n'était pas une destination très logique, vu l'endroit d'où je venais et ce que je voulais faire ! Mais rétrospectivement, elle s'est révélée plus logique que prévu : c'est devenu chez moi, tout simplement.
3. Je pense que nous nous accordons pour dire que l'intelligence, ce n'est pas exactement être bon à l'école et avoir un QI élevé. Quelles qualités (créativité, etc...) mettrais-tu là dedans ?
Que voilà une question passionnante ! Etre bon à l'école et avoir un QI élevé, c'est très chouette (et ça peut se révéler fort utile) si ça ne vient pas tout seul. Et paradoxalement (j'utilise cet adverbe parce que précisément, l'école et les tests de QI ont la prétention de fonctionner comme des baromètres de l'intelligence), il existe des qualités plus difficiles à remplacer que celles-là.
Par exemple : le bon sens. Ca a l'air con, hein, mais le bon sens a l'immense mérite de fonctionner dans tous les domaines et en être dépourvu pose souvent problème.
La créativité, oui, mais pas au sens strictement artistique du terme (seul, c'est un peu stérile d'un point de vue humain). De la créativité et de l'imagination dans la relation avec les autres, dans les réactions face aux petits tracas quotidiens, dans l'élaboration de son propre avenir, etc, etc.
La capacité de jouer les caméléons, aussi. Savoir se mettre à la place de l'autre, adopter un point de vue différent, remettre en question sa propre approche. Est-ce que reconnaître ses torts fait partie du lot ? Oui, indubitablement.
La rapidité de réaction face à un problème donné (pas forcément mathématique) et le caractère judicieux de la solution apportée, même s'il s'agit simplement de savoir comment on va s'organiser pour aller voir Mamie ce week-end parce qu'on a trois cent mille autres trucs à faire.
La tolérance est aussi un signe d'intelligence, mais pas la tolérance molle et lâche qu'il est assez à la mode de pratiquer en ce moment. Je ne vais pas commencer à discuter ici de ce qui est tolérable ou pas, j'ai sans doute la prétention de croire que la tolérance telle que je l'entends est la bonne, d'ailleurs.
Je m'aperçois que je mets beaucoup plus l'accent sur des qualités humaines que sur des qualités purement intellectuelles. Il semblerait que ce soit donc de ce côté-là, de manière générale, qu'il faille chercher la définition de l'intelligence pour moi...
4. Crois-tu qu'il serait possible d'avoir un jour en France un vrai magazine féminin (imprimé sur du papier, donc) qui s'adresse à des femmes comme nous pas pimbêches, indépendantes, qui aiment bien parler chiffons de temps en temps, surtout si l'on peut rire par la même occasion et pour qui porter une taille 42 n'est pas synonyme d'obésité ?
Oui, je crois que c'est tout à fait possible. D'abord, il existe sans doute déjà des magazines féminins qui vont dans cette direction ; je n'ai pas la prétention de les connaître tous et quand j'en dézingue un, c'est justement parce qu'il ne répond pas à ce genre d'exigences, alors... Si l'on faisait un recensement rigoureux de toutes les publications féminines françaises, on trouverait sans doute des titres qui, bien qu'imparfaits, nous plairaient à cet égard (quelques pistes : Elle, Glamour même si parfois ce dernier est un peu limite, etc). Quant à voir apparaître un magazine féminin entièrement pensé selon le petit cahier des charges que tu proposes, il faudrait sans doute remplir deux conditions :
1. (bien sûr) une équipe prête à fabriquer ce genre de publication. Des rédacteurs/trices qui auraient les couilles/euh-tant-pis-ça-marche-aussi-pour-les-filles-on-va-dire de s'opposer à la vague très en vogue des magazines pour anorexiques richissimes mais pas toujours fut-fut qui tiennent encore, hélas, le haut du panier. Je suis persuadée que ça peut se trouver, ce n'est pas cela qui me fait le plus peur.
2. (là, par contre, je suis un peu plus sceptique) un vrai lectorat. Oh, bien sûr, des nanas intelligentes, pas complexées, nature, curieuses, rigolotes, bien dans leur peau, sûres d'elles-mêmes et avides d'infos fraîches, il y en a plein les Fnac et les Sephora. Tu sais, c'est un peu comme ces sondages sur les programmes télé : personne ne regarde la Star Ac, tout le monde aime les Thema d'Arte, mais alors comment se fait-il que la première fasse 80% de parts d'audience et les seconds seulement 10,2% ? (Chiffres non contractuels.) Je suis peut-être une odieuse élitiste méprisante et défaitiste, mais quand je vois le succès d'un truc comme - prenons un exemple extrême - Closer, je me demande si The Public est prêt à vaincre son attirance naturelle pour le facile, le clinquant, la Paris Hilton attitude et à aller vers quelque chose de plus, sinon exigeant, du moins solide, disons.
Voilà. Cette réserve mise à part, j'ai confiance.
5. Bon, sérieusement, les Crocs, c'est hideux, non ?
Ah non mais AU SECOURS !... C'est plus qu'hideux, c'est quasiment criminel ! Berk berk berk berk berk !...
Rien du tout, en fait. Il n'a aucun rapport avec mon véritable patronyme, ce n'est pas un anagramme ni un message codé. Il m'est juste venu à l'esprit un jour où mon cerveau oisif cherchait quelque chose à faire pour perdre un peu de temps et je l'ai gardé parce que je le trouve joli : les sonorités sont harmonieuses, les longueurs des mots, équilibrées et l'ensemble, original. Bon, après, on peut voir dans "avénale" la négation de l'adjectif "vénale", ce qui, je crois, serait un néologisme ; ce n'est pas pour me déplaire mais encore une fois, ce n'est pas du tout la raison pour laquelle je l'ai choisi. Il existe également une petite ville italienne nommée Avenale, mais là aussi, c'est pure coïncidence.
Depuis combien de temps blogues-tu ?
Tout compris, depuis octobre 2004, mais le blog de Ménille Avénale (d'abord sur Canalblog) n'existe que depuis le 29 mars 2006. J'ai eu d'autres pages personnelles et d'autres pseudos auparavant, sur d'autres plateformes ; aucun ne durait plus de six mois de suite. Je me lassais aisément de ces identités virtuelles, je finissais toujours par avoir l'impression qu'elles ne m'allaient plus. En fait, il m'a fallu presque un an et demi pour trouver un endroit où être bien sur la toile.
Quelle est la ligne éditoriale de ton blog ?
Je n'en ai pas. Sur Canalblog, j'avais même une sorte de petite devise qui m'a longtemps servi de sous-titre et qui disait : Pas de ligne éditoriale. Pas d'objectif commercial. Pas d'intérêt vital. Ce n'est pas faute d'avoir réfléchi à la question et sérieusement envisagé d'en adopter une, ne serait-ce que pour donner du caractère à mon blog ; il semble tout simplement que j'en sois incapable. Je n'ai pas envie de m'interdire d'aborder certains sujets sous prétexte qu'ils ne colleraient pas avec l'ensemble. J'ai même songé à ouvrir plusieurs blogs : ça viendra peut-être un jour, je n'en sais rien, mais pour l'instant, je me contente de plusieurs catégories sur le même blog.
Est-ce qu'il y a des photos de toi sur le Net ?
Aucune où mon visage soit visible, en tout cas. C'est ma deuxième petite devise de blogueuse : Pas ma tête sur le Net, et je pense qu'elle n'est pas négociable, en tout cas pas dans les conditions actuelles. Le truc, c'est que très peu de gens de ma "vraie" vie sont au courant de mes activités virtuelles. J'ai mes raisons pour les taire et je ne voudrais pas que quelqu'un me reconnaisse sans que je l'aie moi-même décidé. Je sais que la proportion de risques que cela arrive est minime, mais je refuse de tenter le diable.
Que fais-tu dans la vie ?
Je ne le dis pas, pour les mêmes raisons. Cela ne signifie pas pour autant que l'information soit complètement absente du Net, mais par précaution, je limite au maximum le nombre de détails biographiques facilement repérables, que ce soit sur mon blog, dans les forums ou même sur MSN. C'est mon petit côté légèrement paranoïaque et comme je m'en suis toujours bien portée, je continue.
Donnes-tu facilement ton adresse MSN ?
Oh oui, très facilement. C'est la même que mon adresse mail, disponible dans le sidebar. Je ne suis pas souvent connectée mais quand je le suis, j'aime bien ça. Pour que j'accepte les contacts, il suffit que le pseudonyme me soit familier, que je l'aie déjà croisé dans les commentaires de mon blog ou sur les forums que je fréquente.
T'arrive-t-il de rencontrer personnellement des gens connus par le biais du Net ?
Ca m'est arrivé plusieurs fois et ça a concerné, au total, six personnes différentes. Je suis souvent réticente à l'idée de passer du virtuel au réel alors que toutes mes expériences en la matière ne m'ont jamais réservé que de bonnes surprises. Je crois qu'en fait, avec le temps, je sais de plus en plus vite en lisant un blog ou des propos tenus sur un forum si, dans la réalité, il y aurait entre nous des atomes crochus ou pas. En revanche, je ne me suis jamais rendue à de grandes réunions de blogueurs : le nombre me bloque vraiment. Je préfère les petites rencontres, seul à seul ou en petit comité.
Est-ce que toutes les questions de cette F.A.Q. t'ont réellement été posées ?
Absolument. Elles sont toutes rigoureusement authentiques et véridiques. Elles m'ont été posées par des lecteurs, d'autres blogueurs ou des forumeurs, au cours de conversations MSN pour la plupart, de vive voix pour un nombre plus restreint d'entre elles. C'est d'ailleurs comme ça que m'est venue l'idée de mettre en ligne une F.A.Q. plutôt qu'une page de présentation classique. Du coup, la présente F.A.Q. ne se veut pas exhaustive et peut être complétée à tout moment.
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Les cinq questions qui suivent me furent posées par Krazy Kitty dans un post où elle s'était proposée d'interviewer ceux de ses lecteurs qui le souhaitaient.
1. La frontière entre ta vie « réelle » et ta vie « virtuelle » est-elle très nette ou mêles-tu les deux univers ?
Non, les deux univers ne sont pas mêlés (ou le moins possible) et la barrière est très nette et très, très épaisse. Surtout dans le sens "vie virtuelle -> vie réelle". Je m'explique : dans ma vie virtuelle, j'évoque des éléments de ma vie réelle - forcément, puisque je n'en ai pas d'autre et que m'inventer une vie complètement imaginaire, ce n'est pas mon trip. Mais comme je le dis un peu plus haut dans cette même F.A.Q., ces éléments sont livrés avec peu de détails factuels pour éviter d'être reconnue sur le Net - première barrière. En revanche, dans ma vie réelle, personne, et je dis bien personne - à part Fiancé - ne sait que j'ai une vie virtuelle. (Un peu plus haut, j'ai écrit "très peu de gens" : je peux préciser davantage, ce n'est qu'un seul et unique gens - à part, bien entendu, ceux dont j'ai fait connaissance dans la vie virtuelle et que j'ai ensuite rencontrés dans la vie réelle, mais le cas est un peu différent.) Personne ne connaît le nom de "Ménille Avénale", personne ne sait que j'ai un blog, que je suis inscrite sur un forum, etc, etc. Et cette barrière-là est imperméable. Il faudrait que je devienne vraiment incroyablement proche de quelqu'un pour lui dévoiler cette vie virtuelle.
2. Tu habites si je ne m'abuse à Lyon (ou dans le Lyonnais), est-ce un choix longuement mûri ou un concours de circonstances ?
C'est un choix. Rien ne m'a amenée ici si ce n'est ma propre volonté, et depuis le temps que je n'ai pas bougé, j'avoue que je n'ai pas à me plaindre de cette décision. Je ne peux pas dire que ce choix ait été longuement mûri, il a même été pris plutôt rapidement, comme s'il s'agissait d'une évidence. Pourtant, ce n'était pas une destination très logique, vu l'endroit d'où je venais et ce que je voulais faire ! Mais rétrospectivement, elle s'est révélée plus logique que prévu : c'est devenu chez moi, tout simplement.
3. Je pense que nous nous accordons pour dire que l'intelligence, ce n'est pas exactement être bon à l'école et avoir un QI élevé. Quelles qualités (créativité, etc...) mettrais-tu là dedans ?
Que voilà une question passionnante ! Etre bon à l'école et avoir un QI élevé, c'est très chouette (et ça peut se révéler fort utile) si ça ne vient pas tout seul. Et paradoxalement (j'utilise cet adverbe parce que précisément, l'école et les tests de QI ont la prétention de fonctionner comme des baromètres de l'intelligence), il existe des qualités plus difficiles à remplacer que celles-là.
Par exemple : le bon sens. Ca a l'air con, hein, mais le bon sens a l'immense mérite de fonctionner dans tous les domaines et en être dépourvu pose souvent problème.
La créativité, oui, mais pas au sens strictement artistique du terme (seul, c'est un peu stérile d'un point de vue humain). De la créativité et de l'imagination dans la relation avec les autres, dans les réactions face aux petits tracas quotidiens, dans l'élaboration de son propre avenir, etc, etc.
La capacité de jouer les caméléons, aussi. Savoir se mettre à la place de l'autre, adopter un point de vue différent, remettre en question sa propre approche. Est-ce que reconnaître ses torts fait partie du lot ? Oui, indubitablement.
La rapidité de réaction face à un problème donné (pas forcément mathématique) et le caractère judicieux de la solution apportée, même s'il s'agit simplement de savoir comment on va s'organiser pour aller voir Mamie ce week-end parce qu'on a trois cent mille autres trucs à faire.
La tolérance est aussi un signe d'intelligence, mais pas la tolérance molle et lâche qu'il est assez à la mode de pratiquer en ce moment. Je ne vais pas commencer à discuter ici de ce qui est tolérable ou pas, j'ai sans doute la prétention de croire que la tolérance telle que je l'entends est la bonne, d'ailleurs.
Je m'aperçois que je mets beaucoup plus l'accent sur des qualités humaines que sur des qualités purement intellectuelles. Il semblerait que ce soit donc de ce côté-là, de manière générale, qu'il faille chercher la définition de l'intelligence pour moi...
4. Crois-tu qu'il serait possible d'avoir un jour en France un vrai magazine féminin (imprimé sur du papier, donc) qui s'adresse à des femmes comme nous pas pimbêches, indépendantes, qui aiment bien parler chiffons de temps en temps, surtout si l'on peut rire par la même occasion et pour qui porter une taille 42 n'est pas synonyme d'obésité ?
Oui, je crois que c'est tout à fait possible. D'abord, il existe sans doute déjà des magazines féminins qui vont dans cette direction ; je n'ai pas la prétention de les connaître tous et quand j'en dézingue un, c'est justement parce qu'il ne répond pas à ce genre d'exigences, alors... Si l'on faisait un recensement rigoureux de toutes les publications féminines françaises, on trouverait sans doute des titres qui, bien qu'imparfaits, nous plairaient à cet égard (quelques pistes : Elle, Glamour même si parfois ce dernier est un peu limite, etc). Quant à voir apparaître un magazine féminin entièrement pensé selon le petit cahier des charges que tu proposes, il faudrait sans doute remplir deux conditions :
1. (bien sûr) une équipe prête à fabriquer ce genre de publication. Des rédacteurs/trices qui auraient les couilles/euh-tant-pis-ça-marche-aussi-pour-les-filles-on-va-dire de s'opposer à la vague très en vogue des magazines pour anorexiques richissimes mais pas toujours fut-fut qui tiennent encore, hélas, le haut du panier. Je suis persuadée que ça peut se trouver, ce n'est pas cela qui me fait le plus peur.
2. (là, par contre, je suis un peu plus sceptique) un vrai lectorat. Oh, bien sûr, des nanas intelligentes, pas complexées, nature, curieuses, rigolotes, bien dans leur peau, sûres d'elles-mêmes et avides d'infos fraîches, il y en a plein les Fnac et les Sephora. Tu sais, c'est un peu comme ces sondages sur les programmes télé : personne ne regarde la Star Ac, tout le monde aime les Thema d'Arte, mais alors comment se fait-il que la première fasse 80% de parts d'audience et les seconds seulement 10,2% ? (Chiffres non contractuels.) Je suis peut-être une odieuse élitiste méprisante et défaitiste, mais quand je vois le succès d'un truc comme - prenons un exemple extrême - Closer, je me demande si The Public est prêt à vaincre son attirance naturelle pour le facile, le clinquant, la Paris Hilton attitude et à aller vers quelque chose de plus, sinon exigeant, du moins solide, disons.
Voilà. Cette réserve mise à part, j'ai confiance.
5. Bon, sérieusement, les Crocs, c'est hideux, non ?
Ah non mais AU SECOURS !... C'est plus qu'hideux, c'est quasiment criminel ! Berk berk berk berk berk !...

